Mamadou Koulibaly donne une leçon d’économie à Ahoussou Jeannot sur la dette de la Côte d’Ivoire

a donné une réplique à Ahoussou Jeannot au sujet de son discours prononcé à sur la dette de la Côte d’Ivoire.

Le samedi 10 août 2019, à Toumodi, Jeannot Ahoussou Jeannot se prononçait sur la dette de la Côte d’Ivoire: « On veut ouvrir un faux débat sur l’endettement de la Côte d’Ivoire. (…). Endettez-vous pour construire la Côte d’Ivoire. Celui qui endente aujourd’hui, c’est celui qui aime les Ivoiriens. Il n’y a pas de honte à s’endetter. Oui, président Ouattara, endettez, on va payer. On est là pour travailler pour payer… ».

La réplique de Mamadou Koulibaly

« Monsieur le président du Sénat, il ne faut pas dire çà, ce n’est pas bien ». réagi Mamadou Koulibaly qui a décidé de rappeler Jeannot Ahoussou à sa mémoire.

« On s’est hyper-endetté, et ça a donné ce qu’on a appelé la conjoncture avec ses responsables qui sont toujours en vie, d’ailleurs, pour l’essentiel. Cette conjoncture qui signifiait que nous avions pris de l’argent que nous avions mal utilisé en créant des sociétés d’Etat, des entreprises publiques qui n’ont rien rapporté à l’Etat que la dette avalisée. Et la conjoncture, c’était l’interpellation des créanciers devant notre incapacité à rembourser cette dette. Ça a donné quoi ? Une fermeture de toutes ces entreprises publiques, le licenciement massif de pas mal de gens, cadres ou ouvriers… ».

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Cette époque, indique le professeur Koulibaly, l’actuel, président ivoirien, Alassane Ouattara, l’a vécu en tant que banquier en fonction à la Bceao. Donc, réplique-t-il à Jeannot Ahoussou, « ce n’est pas vous qui aller lui apprendre ce que c’est qu’une dette ». L’agrégé d’Economie rappelle la mauvaise gestion de la dette des années Houphouët et les implications qu’il y a eu des années plus tard. A savoir, la mise de la Côte d’Ivoire sous un «Programme d’ajustement structurel » (Pas), après accumulation de ces dettes qu’elle ne pouvait pas rembourser et dont la conséquence a été la fermeture de plusieurs services publics de l’Etat. « Le monsieur à qui vous donnez des conseils-là était au Fmi. C’est eux qui ont fait le programme d’ajustement structurel, puis le Ppte. (…). C’est le même monsieur qui est président de la République, donc il ne faut pas lui donner de conseil en la matière ».

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« Toutes les dettes ne sont pas pareilles. Il ne faut pas les comparer comme cela », signifie-t-il, non sans donner des clarifications sur les dettes des grandes puissances, d’abord à des taux zéro pour les la plupart, mais surtout en monnaie locale auprès de leurs propres populations. Ce qui n’est pas le cas pour la Côte d’Ivoire. « Cette dette, monsieur le sénateur, c’est de l’impôt différé. Vous matraquez vos enfants et petits enfants, parce que la dette aujourd’hui, ce sont les impôts de demain », prévient le candidat déclaré au prochaine élections présidentielles, qui, en définitive, ne stigmatise pas la dette, mais l’utilisation qui en est fait. Car, président, Mamadou Koulibaly n’exclut pas, lui-même, de s’endetter, mais pour réaliser des œuvres rentables pour le remboursement et l’enrichissement de ses administrés.