« Plus de 300 enseignants menacés de radiation par Kandia Camara après 3 jours de grève »

Théodore Zadi dénonce ce 17 février 2020 les sanctions du gouvernement contre les enseignants ayant conduit des mouvements de grève.

Bonjour à tous! Le gouvernement a décidé depuis l’année dernière de raidir sa position vis-à-vis des syndicats en prenant des sanctions contre les leaders syndicaux ayant conduit des mouvements de grève.

Cette dérive autoritaire du gouvernement est perceptible dans tous les secteurs de l’Administration publique. Des syndicalistes du ministère du Plan, du Commerce, de l’Emploi jeune, de l’Economie et des Finances pour ne citer que ces Départements ministériels ont été soit mutés à l’intérieur du pays soit remis à la disposition de la Fonction publique. Les violations les plus graves ont été observées dans l’Enseignement supérieur ainsi qu’au ministère de l’Education nationale.

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Nos publications antérieures ont mis à nu les sanctions subies par les camarades de la Coordination Nationale des Enseignants Chercheurs (CNEC), l’emprisonnement du Secrétaire général et la suspension de salaire toujours en cours des membres du bureau exécutif national qui sont au 12e mois sans salaire.

Quant au ministère de l’Education nationale, champion des violations des libertés syndicales en Côte d’Ivoire, qui ne se souvient des mesures antisociales prises l’an dernier à l’encontre des enseignants ? Violence, suspension de salaire, ponctions salariales disproportionnées, gel des comptes d’épargne et courants.

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Ces mesures se sont encore durcies en cette année 2020 . Plus de 300 enseignants sont menacés de radiation de la Fonction publique après trois jours de grève. Il faut le dire tout net la trêve sociale, sensée briser le mur de méfiance entre les syndicats et l’État par la permanence de la négociation, ne peut et ne doit justifier de telles violations des libertés syndicales.

Le gouvernement doit revoir sa position et renoncer à toutes ces mesures qui n’honorent pas ce pays. La Côte d’Ivoire a fait d’énormes progrès dans le domaine du respect des normes du travail, par la ratification de nombreuses conventions et particulièrement des huit conventions fondamentales du travail, par la mise en place de nombreuses structures de dialogue social et surtout par le retour du Bureau International du Travail (BIT). Toutes ces avancées ne doivent pas être détruites par l’attitude de certaines autorités gouvernementales.

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