Procès Blé Goudé à Abidjan: pourquoi ses avocats se retirent de l’affaire ?

Le collectif des avocats de , poursuivi à Abidjan pour « crimes contre prisons de guerre », a décidé le 6 novembre 2019 de se retirer de l’affaire.

« Cette pièce qui devrait être mise à la disposition du collectif d’avocats de la défense nous a été donnée seulement le mardi 5 novembre 2019 à 12h26 GMT or le code pénal dit qu’avant cette procédure, les avocats doivent déposer leur mémoire 24 heures avant », a déclaré , l’un des avocats de Blé Goudé.

Toujours selon lui: « Quand vous nous remettez une pièce à 12h26 et que le collectif d’avocats doit se réunir pour donc étudier le mémoire à produire à 15 heures au plus tard ce mercredi 6 novembre 2019, jour de l’audience, il était matériellement impossible de pouvoir tenir dans le temps », a-t-il insisté. 

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« Nous avons donc échangé sur cette question et comme ils semblaient ne pas nous entendre, dans ce que nous avons demandé et nous estimons légitimes pour les droits de la défense, le collectif des avocats a donc décidé de se déporter de cette affaire. Nous ne sommes plus donc dans cette affaire pour l’heure, nous l’avons fait connaître à la Chambre et s’ils veulent poursuivre la procédure comme ils veulent, qu’ils la poursuivent mais c’est sans nous parce que nous n’allons pas rester dans une salle (où ) nous n’avons pas la possibilité de jouer notre rôle ».  

« Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne dans une démocratie, nous pensons que c’est une insécurité sur tous les citoyens (…) pour l’heure, les avocats de Charles Blé Goudé ont estimé qu’ils ne pouvaient pas être jugé ici parce que les autorités ivoiriennes y compris les autorités judiciaires ont décidé de renoncer à leur droit de poursuivre leur national au profit d’une juridiction internationale ».  

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« Au moment où Charles Blé Goudé fait face à la Cour pénale internationale, « on ne peut pas sous d’autres qualifications le poursuivre, (d’ailleurs) des accusations abrogées par le code pénale en son article 564 qui abroge les dispositions anciennes visées par le juge d’instruction à savoir crimes contre les populations civiles et crimes contre prisonniers de guerre, n’existe plus dans notre législation », a-t-il soutenu.  

« Les juges en charge de l’instruction peuvent donner les décisions qu’ils veulent, mais au niveau national et international, les gens doivent savoir que cette procédure se poursuit pour l’instant sans un défenseur de Charles Blé Goudé », a t-il conclure.  

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