Quand Gbagbo défendait le CFA : « Rien ne devrait être entrepris pour saborder la monnaie commune »

Laurent Gbagbo, le mardi 15 janvier 2019 à la CPI

Franc CFA : au-delà des positions de certains de ses partisans, officielle durant tout le temps de son mandat et même avant, quand il était à l’opposition, Laurent Gbagbo n’a jamais réclamé un abandon ou la fin du CFA. Bien au contraire. Voici la position réelle de Laurent Gbagbo. A lire dans son livre « Bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité », une sorte de projet de société publiée en 2010.

Aujourd’hui, huit pays dans la sous-région, membres de l’, ont en commun la même monnaie, le franc CFA. Grâce à cette expérience, et malgré ses limites, leurs économies savent résister aux chocs extérieurs et intérieurs. Fort de cette expérience, je soutiens que rien ne devrait être entrepris pour saborder la monnaie commune ou l’affaiblir.

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Tout au contraire, nos énergies doivent converger vers le renforcement de cet outil pour le rendre plus performant et donc plus attrayant. La cohabitation de cette monnaie commune aux pays de la zone UEMOA avec quatre ou cinq autres monnaies nationales est un handicap au développement rapide de la coopération sous-régionale. Notre objectif doit être d’élargir la zone monétaire à tous les autres Etats de la sous-région.

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