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Recomposition CEI : « le gouvernement reconnait sa défaite devant la Cour africaine, mais… »

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by Fernand Dédeh
Recomposition CEI : « le gouvernement reconnait sa défaite devant la Cour africaine, mais… »

Recomposition CEI, retour de Laurent Gbagbo à Abidjan, Candidat du RHDP… la chronique de ce mercredi 28 juillet 2020, de Fernand Dédeh.

Un pas, un petit pas qui vaut son pesant d'or. Le gouvernement et la reconnaissent leur défaite devant la . Les élections dans les seront réorganisées. L'opposition contestait la main-mise du rassemblement de ton camarade sur les CEI-locales. Elle a gagné le combat du Droit.

Premières conclusions

1- L'opposition est en droit d'être plus exigeante et regardante sur les listes électorales pilotées par des CEI-locales reconnues partisanes et mises en cause. Le pouvoir doit aller plus loin en accordant à l'opposition, sa place véritable à l'intérieur de la CEI centrale.

2- Tout le monde doit s'accorder sur les délais de réorganisation des CEI-locales et même de la CEI sans que cela ne bouscule le calendrier électoral. Il faut en finir en , avec les élections indéfiniment reportées.

Ton camarade est sous pression, ça se voit. Marge de œuvre réduite. Entre la crise sanitaire, le décès du candidat de son rassemblement, la pression de ses partisans de le voir revenir dans le jeu politique, les contraintes du calendrier électoral et maintenant, le mouvement observé à , on peut donner raison à ceux qui disent « l'argent de Blanc, on ne le mange pas cadeau. ». Il y a souffrance dedans.

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Ce mercredi 29 juillet 2020, ton camarade préside le de son mouvement. Devant les délégations de chefs coutumiers et cadres qui défilent chez lui et/ou envahissent les écrans-télé, pour lui demander de revenir sur sa parole de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du , il a la même phrase: « donnez-moi le temps… ». Le temps de faire son deuil. Le temps des réglages diplomatiques. Le temps de se réarmer moralement et peut-être physiquement.

Regards des observateurs tournés du côté de , là où justement, il avait imposé ou presque, le 12 mars 2020, celui qu'il avait désigné comme son successeur. Ton camarade est aussi à l'épreuve de la nationale. Il a dit l'autre jour, devant les autorités coutumières du Sud-Comoé, « Je n'ai pas de problème avec quelqu'un et je ne crois pas en avoir… C'est ma vision de la vie. ». Un sermon de la Paix de la fraternité.

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Le Silencieux de Bruxelles, choisit justement ce moment pour demander à rentrer au pays. Une patate chaude au pied de ton camarade. Si tout dépend de lui, passe-lui un message: le temps du dialogue inclusif entre frères est peut-être arrivé.

Il a fait un grand geste en août 2018, l' de certains détenus et non des moindres de la crise post-électorale. Dis-lui, de ne point reculer sur toutes les initiatives qui peuvent rassembler les Ivoiriens et donner un sens véritable à la patrie de la vraie fraternité.

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par Fernand Dédeh

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