Sanctions Mali : l’UA opte pour une transition de 16 mois
L'UA se positionne pour une transition au Mali ne dépassant pas 16 mois, rapportent des médias maliens en se référant à un communiqué du CPS.
“L'UA se félicite de la proposition faite par la République algérienne démocratique et populaire d'accompagner la République du Mali et la CEDEAO sur la voie salutaire de la compréhension mutuelle et lance un appel aux autorités de la Transition au Mali et à la CEDEAO pour qu'elles s'engagent ensemble dans cette initiative afin de traiter les points de divergence en suspens, en vue de faciliter le retour du Mali à l'ordre constitutionnel dans un délai approprié et réalisable ne dépassant pas seize (16) mois”, note le communiqué.
Le CPS de l'UA s'est réuni le14 janvier 2022 sur la situation politique au Mali en attendant la position des chefs d'Etat qui se réunissent début février en Ethiopie. L'instance, dans son communiqué qui ne sera rendu public qu'une semaine plus tard, se positionne aux côtés de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), rejette le calendrier de la junte militaire au pouvoir et appelle à une transition de 16 mois au maximum.
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Réunis en sommet extraordinaire le 9 janvier 2022 à Accra, au Ghana, les dirigeants de la CEDEAO ont décidé d'un renforcement des sanctions financières, économiques et diplomatiques contre les autorités maliennes qui ont proposé un calendrier de quatre ans de transition.
Se joignant à l'Union monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA), la CEDEAO a décidé de la fermeture des frontières de l'espace régional avec le Mali et de la suspension des transactions économiques avec Bamako, à l'exception des produits médicaux et de première nécessité, tels que les produits pétroliers et l'électricité et autres.
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L'Institution a aussi de couper ses aides financières, de geler les avoirs du Mali et des entreprises publiques maliennes au sein de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
En riposte, le Mali a décidé de rappeler ses ambassadeurs accrédités auprès des États membres de la CEDEAO et de procéder à la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les États concernés