Sécurité routière : « Nos agents, frappés de cécité face aux engins de mort » (Assalé Tiémoko)
Le député-maire de Tiassalé dénonce la complaisance des forces de l'ordre lors des contrôles routiers, contribuant à la mortalité sur les routes.
« Étonnamment, chaque jour, tant à Abidjan qu'à l'intérieur du pays, des centaines de milliers de véhicules sans visite technique traversent gaiement les barrages », constate le député Assalé Tiémoko. Une situation qui perdure malgré les 1500 décès annuels sur les routes.
Les chiffres sont alarmants : sur 2 millions de véhicules en circulation, seuls 30% possèdent un certificat de visite technique valide, soit environ 600 000 véhicules en règle.
Un laxisme généralisé
« Tout semble indiquer qu'à l'approche de ces engins de la mort, certains de nos vaillants agents de sécurité sont frappés d'une soudaine cécité, surtout lorsqu'ils ont entre leurs mains les pièces desdits engins », dénonce l'élu de Tiassalé.
Cette situation n'est pas nouvelle. Depuis 2014, les enquêtes successives révèlent une constante détérioration du respect des normes de sécurité routière, malgré les mesures gouvernementales.
« Les routes de la Côte d'Ivoire se transforment en un vaste et délétère théâtre d'accidents », poursuit le député. Une enquête récente identifie trois causes principales : véhicules vétustes, infrastructures défectueuses et surcharge des véhicules.
Le ministère des Transports promet un renforcement des contrôles et de la vidéosurveillance. Des mesures que le député juge insuffisantes face à « la nécessité urgente de renouveler un parc automobile vieillissant ».
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