Un pro-Affi aux GOR : « il est temps que Gbagbo saisisse la main tendue par Affi »

Issiaka Sangaré, secrétaire général du FPI, dans une interview accordée à Tembo, a invité les « GOR » à rejoindre Affi N’Guessan, pour la présidentielle 2020. 

C’est une grandeur d’âme que d’avoir l’humilité  de présenter des excuses dès lors que des propos ont offusqué nos compatriotes, et au-delà. Demander pardon n’est nullement un acte qui vous affaiblit. C’est au contraire une démonstration de ce que nous pouvons continuer ensemble. Cette main tendue, Affi N’guessan, a eu l’humilité de la présenter. Il serait temps qu’elle soit aussi saisie par Laurent Gbagbo et ses différents partisans.

Vous aimez bien cet euphémisme de deux tendances. Il y a le FPI. Il faut jouer son rôle, celui de l’appréciation des réalités, même s’il y a l’approche pragmatique de la realpolitik qui ne va pas exclure que des groupes puissent s’organiser. Il faut tout de même que le jeu républicain soit apprécié. Il y a le FPI et des militants qui ne reconnaissent pas le président du parti et posent des actes qui n’engagent nullement le FPI.

Cette main tendue, Affi N’guessan a eu l’humilité de la présenter. Il serait temps qu’elle soit aussi saisie par Laurent Gbagbo et ses différents partisans.

A preuve, nous sommes à la CEI, nous sommes engagés dans le dialogue politique, nous sommes en train de restaurer nos différents organes et nos instances, pour être en ordre de bataille pour les élections. Il est bien évident que la démarche a été menée plusieurs fois. La dernière en date a été cette volonté du président Affi de se rendre, au nom de l’unité, en France, puis en Belgique. Cette initiative a malheureusement avortée pour des questions que vous savez.

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Maintenant, nous parlons à nos camarades qui sont de l’autre côté. Nous avons posé des actes pour leur démontrer que notre volonté n’est nullement de faire en sorte que Laurent Gbagbo sorte du jeu politique. Nous avons pris des décisions au niveau du parti, fait des communiqués et des déclarations, notamment suite à la décision prise, tout récemment, par le gouvernement ivoirien de réfuter son retour et de faire en sorte que la juridiction continue le procès. Nous avons dit que nous pensons que cette décision n’est pas juste parce qu’elle éloigne un fils du pays du processus de réconciliation, alors même que sa présence pourrait impacter positivement ce processus.

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Oui, c’est notre ambition de faire en sorte que le parti soit unifié. Mais en même temps, nous ne pouvons pas manquer de mener des actions sur le terrain dans le sens d’aller à des élections. L’idéal serait l’unité, mais je peux vous dire que la situation de 2014 n’est pas celle de 2019 et ne sera pas celle de 2020, parce que beaucoup de camarades entendent l’appel. Beaucoup de camarades, las, ont fini par comprendre l’enjeu et les implications. Certains nous rejoignent.

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La finalité pour nous n’est pas d’aller sur la place publique pour les brandir comme des trophées de guerre, des retours à la maison. Non ! Ce n’est pas notre démarche. Ces camarades comprennent que la finalité, c’est le développement de la Côte d’Ivoire, le progrès social. Ils comprennent que les Ivoiriens ont des attentes. Ils cherchent le leader qui pourra leur apporter des solutions au nom du principe de responsabilités, de l’approche pragmatique, de la ligne responsable engagée par Pascal Affi N’guessan. Beaucoup commencent à comprendre et nous espérons que, d’ici 2020, cette dynamique continue de produire ces effets.

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