Yodé Siro : Debordo sort de son silence et réagit, « ne confondons pas attiser les tensions et liberté d’expression »
Debordo Leekunfa comme plusieurs personnalités du milieu artistique ivoirien ont réagi à l'affaire Yodé et Siro qui la Une de la presse.
« STOP. Je dis non, ne dites pas n'importe quoi ! Que la lucidité gagne nos cœurs. Que la lucidité touche nos politiques. Que la lucidité soit que émotions. La liberté d'expression est une belle et puissante valeur mais… Ne confondons pas attiser les tensions et liberté d'expression. L'homme n'est ni ange ni une bête » une réaction Debordo Leekunfa ce jeudi 3 décembre 2020.
Rappelons que Yodé et Siro convoqués le mercredi 2 décembre 2020 par la section de recherches de la gendarmerie nationale. Yode et Siro avaient critiqué le travail du procureur d'Abidjan Richard Adou lors d'un concert le week end passé à Yopougon, un quartier populaire de la capitale ivoirienne.
« Le procureur (…) est le procureur d'un seul camp. C'est quel pays ? Allez dire au procureur Adou Richard qu'un mort est un mort », avaient chanté les artistes, selon une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.
Yodé (Dally Djédjé, à l'état civil) et Siro (Sylvain Decavailles Aba) sont connus pour êtres très critiques, à travers leurs chansons, envers le pouvoir politique, aussi bien le régime actuel du président Alassane Ouattara que le régime précédent de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo.
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« On dit quoi ? », un des titres de leur album « Héritage » sorti cette année, a été souvent repris lors des réunions de l'opposition.
Yode et Siro, célèbres en Côte d'Ivoire depuis le début des années 2000, font du zouglou, un genre musical engagé très populaire né en 1990 dans les cités universitaires d'Abidjan.
Cette musique aborde les problèmes de société, n'hésitant pas à critiquer les hommes politiques, la mauvaise gouvernance ou la corruption.