Le président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a tenu à rassurer les Ivoiriens sur la crédibilité de l'institution qu'il dirige le 10 juillet 2024 à Abidjan.
Face aux appels à la réforme de la CEI lancés par l'opposition, M. Coulibaly-Kuibiert a souligné la composition diverse et impartiale de la Commission, composée de représentants de la société civile, des partis politiques et de l'administration. Il a également rappelé que les membres de la CEI prêtent serment et bénéficient de l'inamovibilité et de l'immunité de poursuite, garantissant leur indépendance dans l'exercice de leurs fonctions.
« Est-ce que la CEI est crédible ? Mesdames et messieurs la Commission est crédible », a fait savoir Ibrahime Coulibaly-Kuibiert avant d'ajouter que les partis politiques ont désigné des personnalités au sein de la Commission électorale.
“La société civile a désigné des personnalités au sein de la Commission électorale. Il ne peut en être autrement qu'elle soit crédible », a-t-il précisé.
Des réformes réclamées par l'opposition
- Coulibaly-Kuibiert annonce la révision de la liste électorale : vers le retour de Gbagbo sur la liste ?
- Séances de travail CEI-CEDEAO avant 2020
- Présidentielle 2020 : Ouattara vainqueur à 94% avec un taux de participation de 53% (CEII) –
- Sécurisation des législatives 2021: La CEI rassure la population
- Démarrage de la révision de la liste électorale en Côte d'Ivoire
Malgré les assurances du président de la CEI, l'opposition ivoirienne continue de réclamer des réformes de l'institution. Le PDCI, principal parti d'opposition, estime que la CEI dans sa forme actuelle ne garantit pas une totale impartialité et appelle à une refonte de sa composition et de son mode de fonctionnement.
En mars 2019, 24 représentants de partis politiques de l'opposition avaient proposé une série de réformes, notamment la nomination du président de la CEI par appel à candidature, la présidence de l'institution par un représentant de la société civile et la limitation du rôle des partis politiques à celui d'observateurs.
La rédaction vous conseille
Ces propositions de réforme font écho aux tensions qui ont marqué les élections présidentielles de 2010 et 2020, et soulèvent la question de la confiance dans les institutions électorales ivoiriennes. Le débat sur la réforme de la CEI devrait se poursuivre dans les mois à venir, en vue des élections législatives prévues en 2025.
Les derniers articles sur YECLO
- Le ministère sud-africain des Travaux publics victime d'un piratage informatique : 300 millions de rands volés
- Agboville : un véhicule incendié à Dioulakro
- Dette publique : la France au bord du gouffre ?
- CMU : le numéro d'immatriculation devient désormais l'identifiant unique dans les hôpitaux ivoiriens, les nouvelles mesures
- Les DG du Conseil coton-anacarde et de la RTI limogés par le président Ouattara pour « mauvaise gestion »