Abi-Daman donne une leçon de conduite à Hamed Bakayoko après ses flèches contre Soro

Abi-Daman Koné, secrétaire général adjoint du a réagi à la sortie de , le vendredi 21 juin 2019, à contre .

Hamed Bakayoko le vendredi 21 juin 2019 à Abobo:

« Tu es le plus petit dans la famille, tu n’es pas fort que le plus grand, tu n’as aucune légitimité et tu veux le dépasser. Tu veux désorganiser la famille. Tu as été ministre et président d’institution et tu dis que tu es frustré. »

La réponse de Abi-Daman Koné

Ces propos, d’une platitude déconcertante (Abobo ne saurait être une excuse), sont évocateurs de la psychologie de son auteur, de la vision du et du drame que vit ce parti ou groupement de partis (c’est selon). Ainsi donc pour M. Hamed Bakayoko, ministre d’État d’une république moderne, les ambitions au sein d’un parti doivent être nourries au prorata de la classe d’âge. Cette vision africaine de la gérontocratie ou pouvoir des anciens n’est-elle pas ici incongrue parce qu’incompatible avec la démocratie par eux hypocritement clamée, réclamée et proclamée ? De quoi désespérer d’une élite politique revêche à la modernité et au progrès sauf dans leur aspect vestimentaire et jouissif.

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Même si l’on venait à lui consentir cette vision démodée du leadership, M. le ministre peut-il nous assurer que lui doit sa posture prédominante dans l’appareil d’État à sa prédominance générationnelle sur les moins lotis que lui au RHDP ? Assurément non. D’où ici un sentiment indéniable de jalousie vis-à-vis d’un cadet dont il envie le charisme unanimement reconnu et qui, il faut souligner, n’est nullement tributaire de l’âge. Charisme qui lui vaut au sein de la « famille », la légitimité la plus incontestée après celle au déclin du père. Légitimité que tente de lui dénier des aînés envieux et jaloux.

« Un sentiment indéniable de jalousie vis-à-vis d’un cadet »

Dès lors, l’on comprend aisément toutes les méchancetés ourdies et exécutées par eux contre le cadet en vue d’éteindre sa lumière. Veines tentatives qui ont eu le seul mérite de désorganiser et d’affaiblir la famille.

Hamed Bakayoko jaloux de Guillaume Soro

Ce qui nous amène à parler des frustrations du cadet qui, il faut le noter, sont moins liées au positionnement dans l’appareil d’État qu’aux mépris et humiliations à lui infligées (nous vous épargnons ici la longue liste d’humiliations et de frustrations). Si pour le ministre d’État, la satisfaction de l’homme politique réside dans les hautes fonctions occupées, pour son cadet, elle réside plutôt dans le respect et la considération. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’entre sa posture douillette de président d’institution et sa dignité, il n’a pas hésité un instant à choisir la seconde.

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Tout une différence d’éducation politique entre l’aîné et le cadet. L’aîné, habitué depuis la tendre jeunesse au larbinisme à l’ombre de puissants parrains de qui il a tout reçu. Et le cadet, forgé dans la lutte syndicale et armée pour les causes justes. En un mot, l’un éduqué à l’attitude et a l’aptitude d’héritier et nourri à la mamelle de l’assistanat, quand l’autre, le cadet, est crédité du parcours glorieux d’un lutteur, d’un self made man politique.

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