Anacarde en Côte d’Ivoire: voici à quoi va ressembler la transformation locale en 2022

La Côte d’Ivoire ambitionne de transformer localement 50% de sa production en en renforcer la compétitivité de cette activité ().

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou avec 761.000 tonnes, va atteindre 47% de transformation locale de sa production en 2022 contre moins de 10% actuellement.

L’annonce a été faite par le gouvernement ivoirien lors de la signature lundi 5 août 2019 à Abidjan de huit conventions avec des industriels pour la transformation de 107.000 tonnes d’anacarde sur quatre ans.

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« Les entreprises bénéficiaires devront accroître la quantité de noix de cajou transformées de 107.000 tonnes sur quatre ans, ce qui devrait nous permettre d’atteindre un taux de transformation locale d’au moins 47% en 2022 », a indiqué le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, .

Ce dernier a invité les entreprises signataires au « respect scrupuleux » de leurs engagements pour un développement effectif de la transformation locale de l’anacarde en Côte d’Ivoire, assurant que le gouvernement garantira des conditions favorables à l’application des conventions.

La Côte d’Ivoire ambitionne de transformer localement 50% de sa production et cela nécessite, selon le ministre Adama Koné, de renforcer la compétitivité de cette activité afin d’accroître les investissements dans ce secteur.

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Dans ce cadre, le gouvernement a institué en juillet des mesures fiscales incitatives aux investissements réalisés dans le domaine de la transformation agricole.
Les conventions signées, à en croire Adama Koné, sont l’illustration de cette mesure qui consacre l’exonération de droits de douane et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les lots de pièces de rechange, en fonction de la zone d’investissement.

L’Etat ivoirien a adopté depuis 2014 un train de mesures incitatives. En janvier, la Banque mondiale a apporté un appui financier de 107 milliards de francs CFA (185 millions de dollars) à la Côte d’Ivoire pour un projet visant à accroître la compétitivité de la chaîne de valeur de la noix de cajou.

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Le projet comprend la construction de quatre unités industrielles pour la transformation locale et devrait permettre le développement des infrastructures adéquates, ainsi que le renforcement de nouvelles capacités de stockage via la réhabilitation des entrepôts et magasins, et le renforcement du dispositif de traçabilité et de contrôle qualité afin de créer de bonnes conditions de mise à marché.

La production ivoirienne devrait atteindre en 2019, environ 800.000 tonnes contre 760.000 tonnes en 2018, pour un taux de broyage de 10% avec 29 unités de broyage.

L’essentiel de la production exportée sous forme de noix brutes vers le Vietnam, l’Inde et le Brésil est le fait de petits producteurs, environ 250.000, regroupés dans une vingtaine de coopératives.

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