Baoulifla: pour être chef de village, il faut « être né d’un père lui-même né d’un père originaire du village »

A , dans la sous-préfecture de , les villageois ont élaboré un code électoral local pour l’élection du chef de leur village.

Selon le président de ce CEL , sa mission principale est “d’éviter les troubles à la suite des élections de chef de village” et de maintenir la paix et la cohésion entre les fils de Baoulifla après le décès du chef.

Le code électoral stipule, en huit articles, les conditions d’éligibilité et de candidature. Tout candidat à la chefferie de Baoulifla doit, par exemple, être né d’un père lui-même né d’un père originaire du village, être âgé de 50 ans au moins et de 70 ans au maximum, être en bonne santé et ne pas être indigent.

Campagne électorale d’une semaine

L’élection est prévue pour dimanche, mais en attendant, la campagne électorale d’une semaine bat son plein dans un esprit pacifique et de fraternité. Samedi, dernier jour de campagne, sera marqué par un face à face des deux candidats en lice sur la place publique du village.

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Les sieurs , actuel chef intérimaire et son challenger, , présenteront leur politique pour diriger les destinées de ce village situé à 16 km de la ville de Vavoua sur l’axe Vavoua-Daloa.

Un bulletin unique

Baoulifla: pour être chef de village, il faut "être né d’un père lui-même né d’un père originaire du village"

Le corps électoral est constitué de 482 ressortissants disposant de leurs cartes nationales d’identité et originaires du village qui voteront leur futur chef  par un bulletin unique comportant la photo et le nom de chaque candidat.

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Les tout premiers chefs des villages “” dans le département de Vavoua, étaient désignés par une élection pendant laquelle les populations s’alignaient derrière le candidat de leur choix. Le dernier chef de ce village, Zogbaï Doha  Robert, est décédé en mai 2018.

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