Cancer du col de l’utérus : 10 choses à savoir pour éviter la maladie

Le cancer du col de l’utérus est la cause de plus de 1000 décès par an chez la femme. Dr Jacques Kattié propose 10 choses à savoir pour éviter la maladie.

‘’Plus de 7000 cas du cancer du col de l’utérus sont enregistrés chaque an et 1000 femmes en décèdent par année(…) Il constitue un cas de santé publique’’. Ce sont les propos du Docteur Jacques Kattié, médecin gynécologue et chef de service du centre de détection précoce des  cancers du sein et du col de l’utérus à l’INSP (Institut Nationale de Santé Publique). Lors d’une séance de sensibilisation sur la maladie dans le village d’Allokoi (Situé derrière Yopougon-Gesco) nous l’avons rencontré. Interrogé sur la maladie, il définit ici en dix points les méthodes et pratiques à observer pour éviter ce mal.

  • Le cancer du col de l’utérus est dû à une affection du Virus du Papillome Humain (VPH) ou (HPV) (1). Ce virus peut persister pendant plus d’une quinzaine d’années dans l’organisme de la femme ce qui le rend dangereux et cette persistance aboutit inéluctablement au cancer du col de l’utérus.

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  • Eviter les contacts de peau à peau chez la femme. Ceux-ci peuvent lui faire héberger le virus. Le cancer du col de l’utérus est une IST (Infection Sexuellement Transmissible). On attrape le virus avec ou sans pénétration.
  • L’abstinence sexuelle est le moyen efficace pour éviter cette maladie. Il est conseillé d’éviter l’activité sexuelle le plus possible parce que dès qu’il y a rapport sexuel ou attouchement, la femme est éligible à la maladie. Il faut aussi savoir que le cancer du col de l’utérus concerne toutes les femmes en période d’activité génitale.
  • Il existe un vaccin (ciblé). Il se fait chez la fillette avant tout rapport sexuel entre 9 et 14 ans. Il faut savoir néanmoins qu’avant 25 ans le VPH (virus responsable de la maladie) s’élimine seul du corps humain dû à l’immunité de l’organisme.

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  • Le dépistage  des lésions pré-cancéreuses et le traitement précoce. Aujourd’hui la Côte d’Ivoire a choisi le dépistage par l’inspection visuel à l’acide acétique ou au lugol. Une procédure en terme de santé publique qui revient moins chère et permet de facto à une bonne partie de la population de se faire dépister. Le dépistage se fait entre 25 et 49 ans. Un traitement existe la thermo-coagulation. Il est innovant et se pratique dans d’autres pays tel que l’Inde et le Maroc etc. Il permet de détruire toutes ces lésions pré-cancéreuses avant leur évolution vers un cancer avérée.
  • Eviter les partenaires sexuels multiples. On l’a dit plus haut le cancer du col de l’utérus est une IST et le fait d’avoir plusieurs partenaires expose à un risque élevé de contamination à répétition. L’autre chose c’est qu’il existe plusieurs types de virus (VPH) causant le cancer du col de l’utérus. La guérison contre l’un n’empêche pas une autre infection. Le 16 et  18 étant plus virulents.
  •  Le cancer du col de l’utérus en phase terminale est difficile à prendre en charge en termes de coût, de support social…C’est pourquoi il est important de vite faire le dépistage.

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  •  Le préservatif ne protège pas contre le cancer du col de l’utérus. Il diminue le mode de contamination  mais ne permet pas d’enrayer la maladie.
  •  Eviter la pratique du cunnilingus. Il faut savoir que le virus (VPH) responsable du cancer du col de l’utérus ne se loge pas uniquement que dans le vagin ou le col.  Il peut se localiser aussi au niveau des muqueuses oraux-pharyngée, au niveau de la muqueuse anal, des conjonctives, au niveau des mucus nasal etc. Les personnes qui pratiquent cet acte sexuel sont donc exposées à cette maladie et peuvent développer en plus le cancer de l’œsophage qui ne se guérit pas actuellement.
  •  Il n’y a pas de signes ou symptômes visibles pour le cancer du col de l’utérus comme pour certaines maladies. Ce qui complique la tâche puisque la majeure partie de la population héberge le virus et malheureusement ne se présentent qu’en phase terminale de la maladie. Le virus responsable (VPH) se manifeste plus visiblement après 15 ans en ce moment ce sont des saignements à répétition qui non rien avoir avec les menstrues. Une fois de plus seul le dépistage peut dire oui ou non qu’une personne est atteinte du cancer du col de l’utérus et reste le moyen privilégié pour éviter ce mal.

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