« C’est consternant de voir Gbagbo se battre pour le fauteuil subalterne du FPI » (Pro-Affi)

Gbagbo est un phénomène. C’est le moins qu’on puisse dire. Il a certes des qualités mais il faudrait être frappé de cécité pour ne pas s’apercevoir qu’il est tout aussi truffé de nombreux défauts, rédhibitoires pour quelques-uns d’entre-eux. Nous allons démontrer, faits à l’appui, comment notre phénomène national se bat pour rester dans la mémoire collective comme un épiphénomène. Crise au FPI.

Le plus gros des défauts de l’homme c’est son à n’en point douter son égocentrisme. Chez lui cet égocentrique se trouve doublé d’un narcissisme sans égal. Comment se manifestent chez lui ces contrevaleurs ? Par le besoin récurent d’être le seul à briller. Les faits démontrent qu’il déteste qu’on veuille étinceler à ses côtés. Ce n’est donc pas dans sa nature de faire la passe à ses coéquipiers ; il préfère plutôt la faire à ses plus farouches adversaires.

Ainsi donc, tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont susceptibles de lui faire ombrage en raison de leur aura, charisme ou compétence sont systématiquement et farouchement combattus. Il ne met pas lui-même la main dans le cambouis, il laisse la sale besogne aux seconds couteaux ou aux sans grades.

Ceux parmi ses principaux collaborateurs qui ont fait les frais de cet égocentrisme sont légions. Ils se nomment notamment :
– Anaki Kobenan,
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Tous ont dû quitter le parti. Si Don Mello et Blé Blé Charles sont revenus plus tard c’est à cause de qui est allé les convaincre de revenir au bercail. Hier, Gbagbo les a contraint à quitter le parti. Aujourd’hui, c’est sur et Simone Gbagbo qu’il jette son dévolu. Depuis sa cellule à la CPI il n’a donc eu aucun mal à évincer Simone en décidant que désormais ce serait lui-même qui dirigera leur fronde. Il venait ce jour-là de tomber le masque. Demain ce sera certainement Charles Blé Goudé de tomber sous guillotine s’il commençait à gagner en popularité.

La seule option qu’il laisse à ceux qu’il combat en interne c’est la sortie du parti. C’est la condition sine qua none pour recevoir l’absolution devant Monseigneur Gbagbo. Le « asseyons-nous et discutons » c’est pour les autres, c’est pour amuser la galerie.

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De fait, avec Gbagbo toute lune de miel devient très vite une lune de fiel, interne ou externe. En effet, ce ne sont pas que ses collaborateurs les plus talentueux qu’il essaie de mettre sous l’éteignoir, ce sont aussi ses alliés politiques.

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Alassane Ouattara,
Henri K. Bedié, pour ne citer que ceux-ci, en sont la parfaite illustration. La seule alternative qu’il laisse à ses alliés c’est la soumission à sa personne. Chez lui donc un bon allié est un allié soumis. Cela a été le cas notamment de Fologo, Palé Dimaté ou Blon Blaise. Gbagbo adore plus que tout les guignols, les griots et autres laudateurs.

Au final, on se rend compte qu’il n’est pas un homme de paix. Ce n’est pas un avis subjectif mais un fait incontestable qui résiste à toute analyse objective. Vous me direz certainement que pour la paix il a fait énormément de sacrifices durant ses 10 ans de gouvernance et singulièrement lorsque survint la rébellion en 2003.

Mais là encore détrompez vous ! Il a sacrifié les postes de ses collaborateurs (1er ministre, ministres, PCA, DG…) mais s’est farouchement battu pour que le sien soit préservé. La seule chose qu’il ne fallait pas toucher c’était son fauteuil présidentiel. Et tant pis si pour le conserver des milliers d’ivoiriens devaient en mourrir. Le fauteuil de M. Gbagbo vaut à lui tout seul tous les morts de la crise post électorale.

Il est très attaché au pouvoir. Quand bien même il a été président de la république c’est consternant de voir qu’il se bat aujourd’hui (encore) pour un autre fauteuil subalterne : celui de Affi N’Guessan, président du FPI. Que cette pathétique bataille soit l’épicentre de la crise interne du FPI et contrarie les espoirs de nos compatriotes de voir le parti uni pour être fort face à M. Ouattara il n’en a que faire. Le plus important c’est d’avoir un « fauteuil présidentiel ». Le reste est secondaire. Qu’importe si ADO occupe le sien ! Il préfère se rabattre sur celui de Affi. C’est peut-être moins risqué à conquérir.

Diantre ! M. Gbagbo, à quel moment vous vous engagez (réellement et publiquement ) pour la paix (à l’instar de Blé Goudé et de Simone Gbagbo) ? Pour la paix dans votre foyer, dans votre famille biologique, dans votre famille politique et enfin pour la Côte d’Ivoire, ce pays qui vous a tout donné ?

M. Gbagbo, vous dites être un démocrate. Nous en étions persuadés. À Félix Houphouet-Boigny vous avez proposé une alternative démocratique. Nous l’avons tous applaudi. Devrions-nous comprendre que votre alternative démocratique et en réalité une ALTERNANCE SANS ALTERNATIVE (autre que vous) ? Les militants ont ils adhérés au FPI pour suivre un individu ou pour suivre un idéal politique ? Personne j’ai des convictions et je les défendrais jusqu’au bout.

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Vos cyberactivistes pourront, comme d’habitude, à défaut de m’opposer des contre arguments, vomir sur mon post leur venin de la haine et leur sempiternelles injures. Mais sachez que cela ne changera rien à mes convictions et au jugement que j’ai (désormais) pour vous car j’ai compris comment vous fonctionnez.

Tel ce pasteur qui a réussi à faire brouter des herbes à ses fidèles, pour le salut de leur âme, vous avez vous aussi réussi à transformer des milliers d’ivoiriens en djihadistes de la pensée politique unique. Félicitations ! Ils déambulent de post en post pour insulter. C’est tout ce qu’ils savent faire. Mais en vérité un endoctriné n’a pas besoin de réfléchir. Il vous a délégué ce qui lui reste de cerveau.

J’ai nonobstant tout cela, la certitude que plus les jours, les mois et les années passeront et plus les plus lucides chercheront à gratter le verni pour découvrir ce qui se cache en dessous de ce voile de démocratie tropicale.

Jean Bonin

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