CPI: quand l’avocat de Gbagbo rallonge inutilement la fin de son procès

Gervais Boga

Pour le Dr Boga Sako, la dernière requête de l'avocat de Gbagbo a servi de prétexte à la Cour d'appel pour rallonger la fin de son procès à la CPI.

La (la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l'Homme et la vie politique) a appris par un Communiqué de la Cour d'appel de la , rendu public et daté du 26 Novembre 2019, que le débat de fond concernant la libération totale et l'appel sur l'acquittement du Président et du Ministre Charles BLE GOUDE ne reprendra finalement qu'après le mois de Juin 2020.

Pourquoi ? Pour des questions de simples procédures de forme et de timing.
En effet, ce dernier Communiqué de la CPI répond principalement à une requête introduite par le Conseil du Président GBAGBO dirigé par le 14 Octobre 2019. Et à la Cour d'appel, comme pour se dédouaner, de rappeler la requête de Me ALTIT, demandant la traduction préalable en français des documents versés au dossier, notamment le rapport justificatif de l'acquittement :

« Requête de la Défense afin que soient portés au dossier de l'affaire dans les deux langues de travail de la Cour tous les documents importants et toutes les interventions des Parties, condition nécessaire à la conduite équitable de la procédure d'appel » (‘Mr Gbagbo's Second Request').

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La FIDHOP note dès lors ceci : même si la volonté du Bureau du Procureur de la CPI a toujours été, en complicité avec le régime-Ouattara, de voir MM. GBAGBO et BLE GOUDE condamnés ou, à défaut, de les voir privés de participer de nouveau à la vie sociopolitique dans leur pays, ce Communiqué des juges d'appel prouve que le prolongement de cette affaire, qui est pourtant à son terme, est aussi favorisé par le Conseil d'avocats du Président GBAGBO.

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La FIDHOP rappelle encore que lorsque les juges de première instance avaient déposé leur rapport motivant par écrit leur décision d'acquitter les deux accusés, et que la Procureure avait demandé trois mois (au lieu d'un mois prévu par les textes), pour analyser ce rapport, Me ALTIT avait aussi soutenu cette requête de Mme . Heureusement, la Cour d'appel l'avait rejetée.

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La FIDHOP, en toutes responsabilités, conclut donc ainsi :
1. Le fait que le Conseil de M. GBAGBO demande la traduction de tous les documents dans les deux langues, en français et en anglais, a servi de prétexte à la Cour d'appel pour rallonger inutilement la fin du procès.
2. Pour la FIDHOP, si la volonté des Conseils d'avocats des deux personnalités est réellement de les voir libérés totalement, au plus vite, il ne leur revient pas de compliquer davantage la procédure, là où la Procureure ne demande pas plus.

La FIDHOP rappelle à tous que le retour du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles BLE GOUDE en Côte d'Ivoire est au-delà des questions personnelles, de famille ou de parti politique ! Il s'agit de la survie et de l'avenir de toute la Nation ivoirienne et même de l'espoir de tout le continent africain.

Written by Dr Boga Sako

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