De HMA au Chu de Yopougon en passant par Treichville : Le récit révoltant du père d’un accidenté mort sans soins

Un accidenté mort sans soins au Chu de Yopougon

, père de la victime du CHU : « L’enfant est décédé parce qu’il n’a pas été vite pris en charge ». Issouf Diakité est décédé le mercredi 30 janvier 2018 au , à la suite d’un accident de circulation à Abobo. Le père ne décolère pas parce que très remonté contre une partie du personnel soignant du CHU de Yopougon.

Pour lui, son fils ne serait décédé s’il avait été pris en charge à temps. « Mon défunt fils s’appelle Issouf Diakité ; il est chauffeur de ‘’Gbaka’’, il a fait un accident de circulation le lundi 28 janvier 2019 avec un gros camion au niveau de la Macaci à Adjamé vers 13 heures », explique-t-il. « Apres l’accident, il a été transféré à l’Hôpital militaire d’Abidjan () et c’est à 17 heures que j’ai été informé de l’accident de mon fils », précise le père.

« Là-bas, il n’a bénéficié d’aucun soin jusqu’à ce que j’arrive à 19 heures », dit-il visiblement remonté et de poursuivre, « après quelques soins à mon arrivée, l’hôpital Hma nous a transféré au CHU de Yopougon ». « Une fois sur les lieux, on nous fait savoir qu’il n’y avait pas de place pour recevoir l’enfant qui je rappelle était dans le coma depuis l’accident », dit-il la gorge nouée. A l’en croire, « nous sommes restés jusqu’à 23 heures avant de nous rendre au CHU de Treichville en espérant qu’il y serait reçu.

« Je suis déçu du traitement des malades dans les hôpitaux de Côte d’Ivoire »

Là-bas encore il était impossible de le recevoir à cause du problème de place. C’est ainsi que nous sommes revenus au CHU de Yopougon où personne ne nous disait ce qu’il fallait faire ». « Tantôt on dit qu’il irait en réanimation et finalement l’enfant a rendu l’âme le mercredi 30 janvier autour de 17 heures au moment où j’étais en route pour payer une ordonnance. C’est en ce moment précis aussi que ses amis chauffeurs de ‘’Gbaka’’ étaient venu lui rendre visite », et de poursuivre, « lorsque je leur ai annoncé le décès de leur collègue, ils sont devenus furieux et on exiger aux médecins de le réanimer parce qu’ils (les médecins) avaient mis du temps pour le prendre en charge ».

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« C’est ainsi qu’ils ont commencé à se manifester ; ils ont même reçu le soutien des autres patients sur place », relate Seydou Diakité. Et de faire cette mise au point, « il ne s’agit pas de microbes contrairement à ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Il s’agit de chauffeurs de ‘’Gbaka’’ et d’apprentis chauffeurs ». « Je suis déçu du traitement des malades dans les hôpitaux de Côte d’Ivoire. Logiquement les cas d’urgence devraient être prioritaires. L’enfant est décédé parce qu’il n’a pas été vite pris en charge et non par manque de moyen », dit-il la tête la gorge nouée.

Selon des sources proches du ministère de la Santé, il s’agissait d’incompréhensions qui ont abouti à des violences. « Tout est rentré dans l’ordre et le travail a repris après les incidents regrettables », soutient notre source qui regrette aussi le décès.

Karina Fofana

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