Déguerpissements « forcés » à Abidjan : Amnesty International dénonce le manque de solutions pour les familles expulsées
Amnesty International critique l'absence de mesures adéquates pour reloger et indemniser les milliers de familles expulsées de force à Abidjan ces derniers mois.
Le sort des familles expulsées à Abidjan inquiète Amnesty International. Dans son dernier communiqué, l'organisation de défense des droits humains dénonce l'absence de solutions adaptées pour reloger et indemniser les milliers de personnes touchées par les opérations d'expulsion forcée. Malgré les promesses des autorités, de nombreuses familles se retrouvent dans une situation précaire, sans perspective de relogement à court terme.
Des promesses non tenues
En mars dernier, les autorités ivoiriennes avaient annoncé une série de mesures pour soutenir les personnes expulsées. Des indemnités et des aides au relogement étaient notamment prévues. Cependant, Amnesty International constate que ces engagements n'ont pas été tenus. De nombreuses familles, y compris celles en possession d'Arrêtés de concession définitif (ACD), n'ont toujours pas reçu d'indemnisation. L'organisation demande aux autorités de respecter leurs promesses et de mettre en place rapidement des solutions concrètes pour les personnes déplacées.
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Les expulsions forcées ont des conséquences dramatiques sur la vie des habitants. Amnesty International souligne particulièrement l'impact sur l'éducation des enfants. Plusieurs établissements scolaires ont été détruits, privant de nombreux élèves de leur droit à l'éducation. L'organisation cite le témoignage d'Assita, une élève de 4e contrainte d'abandonner l'école suite à la destruction de sa maison et de son établissement scolaire. Par ailleurs, de nombreux fermiers ont perdu leurs moyens de subsistance. L'ONG appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour garantir l'accès à l'éducation et aux moyens de subsistance des personnes expulsées.
Face à cette situation critique, Amnesty International exhorte les autorités ivoiriennes à agir rapidement pour protéger les droits fondamentaux des familles expulsées et leur offrir des solutions dignes et durables.
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