La dette publique ivoirienne reste sous contrôle avec un taux projeté à 57% du PIB sur 2024-2026, selon le rapport 2024 de la BAD.

La dette publique ivoirienne s'inscrit dans une trajectoire maîtrisée. Le rapport 2024 de la Banque Africaine de Développement () souligne que « les autorités ivoiriennes mettent en œuvre une stratégie prudente de gestion de la dette publique, tout en renforçant les institutions, en vue de préserver la stabilité macroéconomique. »

Une stratégie de gestion efficace

La Côte d'Ivoire maintient son taux d'endettement sous la norme communautaire de l'UEMOA fixée à 70% du PIB. « Selon le , le taux d'endettement devrait s'établir en moyenne à 57% du PIB sur la période 2024-2026 », note le rapport de la BAD. Cette performance résulte d'une gestion proactive du portefeuille de la dette.

Le pays a effectué sept interventions sur les marchés obligataires internationaux. En juillet 2023, une garantie partielle de crédit de la BAD de 400 millions d'euros a permis de mobiliser 533 millions d'euros de financements durables, avec des conditions avantageuses.

Des perspectives favorables sous conditions

La notation financière du pays s'améliore. « L'agence Moody's a réhaussé le 1er mars 2024 la note de crédit de la Côte d'Ivoire, de Ba3 ‘perspective positive' à Ba2 ‘perspective stable', soit la deuxième meilleure notation en Afrique subsaharienne », indique le rapport.

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La BAD recommande de poursuivre les réformes pour renforcer les capacités de gestion de la dette. Le rapport préconise « d'accroître les recettes internes et de réduire les flux financiers illicites et l'évasion fiscale » pour maintenir la viabilité de la dette à long terme.

La découverte d'importants gisements pétroliers et gaziers offre des perspectives de croissance qui pourraient soutenir la capacité de remboursement du pays. Le potentiel du gisement Baleine est estimé à 2,5 milliards de barils de pétrole et 3300 milliards de pieds cubes de gaz naturel.

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