Pourparlers afghans à Doha, attentat-suicide à Ghazni

L’attentat sanglant de ce dimanche 7 juillet 2019 à Ghazni a coïncidé avec le début des pourparlers intra-afghans à Doha, la capitale du Qatar.

Un attentat-suicide meurtrier à la voiture piégée dont les talibans ont revendiqué la responsabilité a frappé dimanche la ville afghane de Ghazni, chef-lieu de la province orientale éponyme, faisant six morts et plus de 180 blessés, a confirmé Aref Nuri, porte-parole du gouverneur provincial.

Il s’agit de la deuxième explosion meurtrière à Ghazni au cours des trois derniers jours, alors que des efforts sont mis en place en vue de promouvoir la réconciliation nationale et apporter la paix en Afghanistan.

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L’attentat sanglant de dimanche a coïncidé avec le début des pourparlers intra-afghans à Doha, la capitale du Qatar, en présence d’une équipe de négociation talibane constituée de 17 membres.

M. Nuri a précisé que deux membres des forces de sécurité et quatre civils ont été tués et que 186 autres personnes ont été blessées, à savoir neuf membres des forces de sécurité et 177 civils dont des enfants et des écoliers, dans l’explosion meurtrière qui s’est produite en même temps que les négociations à Doha.

Il a également déclaré que 60 maisons résidentielles et quatre marchés avaient été complètement détruits ou gravement endommagés en raison de l’explosion.
Des habitants ont déclaré que le nombre de personnes tuées dans l’explosion était supérieur aux chiffres rapportés.

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Baz Mohammad Humat, chef du département provincial de la santé de Ghazni, a déclaré que 75 blessés, dont 30 élèves, avaient été transportés à l’hôpital pour y recevoir des soins médicaux.

L’attentat meurtrier de Ghazni a suscité une condamnation générale dans ce pays ravagé par l’extrémisme.

Le a vivement critiqué, dans une déclaration publiée par son bureau après l’explosion, ce qu’il a qualifié d’attaque terroriste « lâche », affirmant que « les talibans n’obtiendront aucune concession en ciblant des civils et en particulier des enfants » dans les pourparlers de paix.

« Tuer des civils est un crime contre l’humanité, si les talibans veulent prendre le dessus lors des pourparlers attendus avec le gouvernement, ils devrait gagner le cœur des Afghans en poursuivant la paix au lieu de créer la haine », a déclaré un résident de Kaboul.

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