Doumbia Major reconnait-il enfin l’innocence de Gbagbo et Blé Goudé ?

Doumbia Major, ancien compagnon de lutte de Guillaume Soro fait une analyse des erreurs de la CPI dans le procès Laurent Gbagbo et Blé Goudé.

La responsabilité dans les cas de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, est soit directe, soit elle est hiérarchique dans un système de commandement.

L’erreur de la CPI dans le cas Gbagbo Blé Goude, c’est de ne s’être focalisé que sur la responsabilité directe, alors qu’il est difficile de trouver des preuves matérielles de responsabilité directe dans ce genre de crimes.

Gbagbo était chef suprême de l’armée et de la police au moment des faits et blé Goude était le chef suprême des milices dites « patriotiques » au moment des faits.

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De par leurs positions hiérarchiques dans la chaîne de commandement étatique ou dans la chaîne de commandement mise en place( pour le cas des « jeunes patriotes »), ces deux individus avaient la possibilité d’éviter des tueries qu’ils ont plutôt encouragées par l’impunité et par leur refus de condamnation des tueries.

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Mieux, la télévision nationale était utilisée sous leur régime pour indiquer les caractéristiques culturelles et éthniques de ceux qui devraient être tués, en indiquant clairement qu’ils étaient reconnaissables par le port des amulettes (il existe une vidéo de la RTI dans laquelle le porte parole de l’armée au moment de la crise post électorale le dit clairement).

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