Le président John Dramani Mahama a débloqué 26,5 millions de dollars pour secourir les victimes des inondations meurtrières survenues récemment au Ghana.
Le gouvernement ghanéen a ordonné, le mardi 30 juin 2026, le déblocage immédiat de 300 millions de cedis, soit environ 26,5 millions de dollars américains, provenant du Fonds de réserve national. Cette mesure d'urgence fait suite aux inondations dévastatrices qui ont frappé Accra et plusieurs localités du sud du pays. Selon les données communiquées par le Service des Sapeurs-pompiers ghanéens (GNFS), le bilan provisoire fait état d'au moins 12 décès.
Les opérations de secours ont permis de sauver plus de 470 personnes, tandis que sept individus sont toujours portées disparues. Les évaluations officielles indiquent que 38 802 personnes ont été directement touchées, forçant le déplacement de 7 761 ménages.
Gestion de crise et mesures préventives
La présidence ghanéenne a détaillé la répartition de cette enveloppe financière. Une première tranche de 150 millions de cedis est destinée à l'assistance directe aux populations sinistrées et aux communautés en détresse. La seconde moitié, équivalente à 13,3 millions de dollars, sera allouée au financement de projets d'infrastructure visant à réduire les risques d'inondations futures. Par ailleurs, le chef de l'État a ordonné le déploiement des forces armées et du Service de police du Ghana en renfort à l'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO).
Lire aussi : CEDEAO : Ouattara et Mahama plaident pour le retour des pays du Sahel
Cette mobilisation vise à optimiser l'efficacité des opérations de sauvetage. Les autorités météorologiques précisent que près de 140 millimètres de précipitations sont tombés sur la capitale en une seule journée. Cet épisode climatique exceptionnel, couplé à une urbanisation galopante et à des réseaux de drainage insuffisants, explique l'ampleur des dégâts matériels observés.
Le gouvernement s'est engagé à intensifier les travaux d'aménagement pour sécuriser durablement les zones vulnérables du sud du pays.