Cacao Côte d'Ivoire-Ghana : l'ICCIG salue le sommet d'Abuja
Le secrétariat de l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana (ICCIG) a salué, mercredi 22 juillet 2026, la tenue du Sommet sur la Valorisation du Cacao à Abuja.
Le secrétariat de l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana (ICCIG) a salué, mercredi 22 juillet 2026 à Accra, la tenue du Sommet sur la Valorisation du Cacao, organisé le 14 juillet 2026 à Abuja, au Nigeria. L'organisme réaffirme son engagement en faveur d'un calendrier africain commun pour le cacao.
Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement du Sommet de Haut Niveau tenu à Abidjan le 16 juin 2026. À cette occasion, le président ivoirien Alassane Ouattara et le président ghanéen John Dramani Mahama s'étaient entendus pour élargir l'ICCIG à d'autres pays africains producteurs de cacao, dont le Nigeria et le Cameroun.
Les deux chefs d'État avaient convenu d'harmoniser les politiques de fixation des prix aux producteurs, d'approfondir la coopération scientifique dans la transformation locale et de renforcer la rémunération des planteurs, tout en encourageant le commerce intra-africain entre pays producteurs du continent.
Une coalition représentant 75% de la production mondiale
La Côte d'Ivoire et le Ghana représentent à eux seuls environ 60% de la production mondiale de cacao. Avec l'intégration du Nigeria et du Cameroun, cette part atteindrait 75%, renforçant la voix et l'influence collective de l'Afrique dans l'économie mondiale du cacao.
Le directeur général du Ghana Cocoa Board (COCOBOD), Ransford Abbey, a présenté à Abuja sa vision d'un secteur cacaoyer africain transformé par l'augmentation de la transformation locale, la création d'emplois et une plus grande part de la valeur générée pour les producteurs.
Le directeur général du Conseil du Café-Cacao, Yves Brahima Koné, a évoqué de son côté l'ambition croissante des pays producteurs africains de renforcer les chaînes de valeur régionales et d'étendre la transformation locale, afin de créer de plus grandes opportunités économiques pour les agriculteurs.
Le secrétaire exécutif de l'ICCIG, Alex Assanvo, a souligné que l'organisme prouve depuis cinq ans que les pays producteurs, en agissant ensemble, peuvent façonner le secteur plutôt que d'en subir les chocs. Selon lui, les deux présidents ont posé les bases d'une coalition regroupant 75% de la production mondiale de cacao.
L'ICCIG considère qu'un engagement continental consiste à repositionner l'Afrique comme un pôle de transformation, de fabrication et d'innovation dans le secteur du cacao, plutôt que comme un simple exportateur de fèves brutes.