Bloléquin, Williamsville : l’UNJCI dit NON à l’agression des journalistes

Déclaration journalistes ivoiriens agressés. Deux journalistes ivoiriens, Chris Paterne Assémian, correspondant de SIKKA TV en Côte d’Ivoire et Diomandé Karamoko, journaliste à l’hebdomadaire ALLO POLICE, ont été agressés par les populations respectivement le 17 février 2018 à et le 26 février 2018 à , dans l’exercice de leur métier.

Journalistes ivoiriens agressés dans l’exercice de leur profession

En effet, Chris Paterne Assémian à Bloléquin , au cours d’un reportage sur l’autonomisation des femmes, a été pris à partie par une vingtaine de jeunes lorsqu’il a voulu en savoir davantage sur les événements malheureux survenus le 17 fevrier 2018   au cours desquels un jeune homme et un gendarme ont trouvé la mort. Il s’en est sorti avec une blessure au bras et plusieurs égratignures sur le corps. Ses cartes de presse et sa carte d’identité ont été dérobées.

Diomandé Karamoko a, quant lui, été bastonné le 26 février par des jeunes à Williamsville au moment où il recueillait  des informations concernant le petit garçon, Traoré Cheick Aboubacar dit « Bouba » qui a été assassiné. Il a eu une ouverture aux sourcilles, ses habits déchirés et son portable volé.

La liberté d’expression un droit consacré par la Constitution

Au regard de tous ces faits extrêmement graves, l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire :

  • exprime toute sa compassion aux deux confrères agressés et leur souhaite prompt rétablissement ;
  • condamne avec la plus grande énergie ces agressions à l’encontre des journalistes qui ne faisaient que leur métier : celui d’apporter l’information juste et vraie aux populations ;
  • invite la population à ne pas traiter les journalistes comme de vulgaires malfrats ;
  • les exhorte à leur faciliter l’accès à l’information et à les protéger contre toute agression ;
  • en appelle aux autorités compétentes d’apporter assistance et protection aux hommes de média dans l’exercice de leur métier ;
  • exige des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes barbares ;
  • rappelle, au demeurant, à l’opinion nationale que la liberté d’expression, de presse et à l’information sont des droits consacrés par notre Constitution.

 

Fait à Abidjan, le 05 mars 2018

Pour le Conseil exécutif de l’UNJCI
Le Président
TRAORE Moussa

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