Marche contre Ouattara : la guerre des chiffres, 3 morts selon l’Etat et 4 selon l’opposition

Au moins 3 personnes ont été tuées le 13 août 2020, alors que l'opposition parle de 4 morts lors de la marche contre Ouattara.

« Nous déplorons malheureusement trois pertes en vies humaines, des dégâts matériels assez importants ici et là et une enquête est ouverte qui nous permettra d'être beaucoup plus complet sur la question du bilan », a dit le commissaire jeudi au journal télévisé de 20h sur la , la télévision nationale. 

Selon le porte-parole de la nationale qui s'exprimait au nom du , « il y a eu au total 58 personnes interpellées dont 45 à et 13 à l'intérieur du , (qui) répondront de leurs actes devant les tribunaux compétents ». 

A , dans le sud-est ivoirien, les manifestations ont été particulièrement violentes. Des manifestants ont incendié le commissariat de police et la brigade de , et saccagé des domiciles des agents des forces de l'ordre. 

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Dans d'autres villes, des barricades ont été érigées et des pneus enflammés, empêchant les populations de vaquer à leurs occupations. « Le gouvernement s'engage à avec la plus grande fermeté et à ne pas tolérer aucune entrave à la quiétude » des populations.

Dans un message, Henri Konan Bedie, le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), a dénoncé une « répression aveugle et des agressions brutales » des marches organisées.  

Selon M. Bédié, « ce troisième mandat est interdit par l'article 55 de la Constitution qui indique que le président de la République est élu pour un mandat de 5 ans et n'est rééligible qu'une seule fois ».

Il condamne  également « les arrestations arbitraires de certains de ces manifestants qui n'ont perpétré aucun acte répréhensible et demande, par conséquent, leur mise en liberté immédiate », tout en .s'inclinant devant « la mémoire de ces valeureux et courageux démocrates » des droits et libertés.

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« J'invite, ardemment le président de la République, garant des libertés publiques et les autorités militaires , à faire cesser ces agressions et à assurer la protection des biens et des personnes désireuses d'exprimer librement leur opinion sur les questions qui touchent à la marche de notre », a-t-il poursuivi.

L'éligibilité du chef de l'Etat sortant, , alimente le débat politique ces dernières semaines. Alors que le camp présidentiel soutient que la Constitution de 2016 institue une IIIe République et remet le compteur à zéro, l'opposition évoque une continuité législative.  

Written by Karine Kamatari

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