Michel Gbagbo :  »Je n’ai pas peur de ce pouvoir…Je condamne des perquisitions sans mandat »

Le Pr Michel Gbagbo a installé le dimanche 12 janvier 2020 les sections du FPI des quartiers Paillet et Williamsville d’Adjamé.

« Les Ivoiriens sont fatigués de souffrir. Nous sommes comme au Burkina, au temps du président Blaise Compaoré. Officiellement, ce n’est pas un militaire qui est à la tête du pays mais dans la réalité, ce sont des militaires qui sont à la tête du pays. Dès que tu ouvres ta bouche, on te met en prison. Dès que tu te réunis, tu es en prison. On a peur, on est stressé. Asseyons-nous et discutons. Personnellement, je n’ai pas peur de ce pouvoir mais j’ai peur de leur peur », a déclaré le Professeur Michel Gbagbo, fils de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo.

LIRE AUSSI: Bédié à Ouattara : « cessez vos perquisitions injustifiées, sans base légale, des domiciles de l’opposition »

Poursuivant: « et qu’est ce qui va arriver à la Côte d’Ivoire ? C’est pour ça que je suis attaché à la loi. Et je condamne l’arrestation des députés qui ont un mandat parlementaire. Ce n’est pas normal. Je condamne des perquisitions sans mandat avec des gens encagoulés qui escaladent les clôtures. Cela n’est pas inscrit dans la loi ».

LIRE AUSSI: Michel Gbagbo à San-Pedro: « Gbagbo ne vient pas pour se venger »

« Nous ne sommes pas obligés de nous aimer, ni d’être de la même ethnie, ni d’être de la même région encore moins du même parti politique. Mais nous sommes tous obligés de marcher selon la loi. C’est en cela que Gbagbo avait raison depuis longtemps » a lancé Michel Gbagbo aux militants du FPI.

LIRE AUSSI: Un pro-Soro sur l’affaire Soro: « Si on doit tomber, on ne va pas tomber seuls »

« Le combat continue. Maintenant je ne parle plus trop du président Laurent Gbagbo ni de Charles Blé Goudé, parce que le match est terminé », a-t-il conclu.

Personnalités liées avec l’article