L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, aurait été discrètement envoyé à Abidjan par Emmanuel Macron, dans une tentative de persuader le président Alassane Ouattara de ne pas se présenter pour un quatrième mandat en 2025.

Cette mission, révélée par Africa Intelligence, s'inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir la stabilité politique en Afrique de l'Ouest, une région en proie à une série de coups d'État récents.

Pour le président Emmanuel Macron, la stabilité de la Côte d'Ivoire est essentielle pour éviter de nouveaux troubles dans une région déjà fragile. La Côte d'Ivoire, souvent vue comme un pilier de la stabilité en Afrique de l'Ouest, est considérée par la France comme un élément clé pour prévenir une contagion de l'instabilité qui a touché des pays voisins tels que le , le Burkina Faso et Niger. Convaincre Ouattara de ne pas briguer un nouveau mandat permettant d'ouvrir la voie à une transition pacifique et à l'émergence d'une nouvelle génération de dirigeants politiques.

La rédaction vous conseille

Selon les mêmes sources, Macron aurait proposé à cette mission en raison de ses liens personnels avec le président ivoirien. Sarkozy avait déjà joué un rôle crucial lors de la crise post-électorale de 2010-2011, et ses relations étroites avec Ouattara sont perçues comme un atout majeur pour mener à bien cette médiation délicate. L'objectif : encourager Ouattara à envisager une sortie de scène politique en toute dignité et sans heurts.

Une question incertaine

Toutefois, le succès de cette mission reste incertain. Le président Ouattara n'a pas encore fait d'annonce officielle concernant ses intentions pour 2025. Bien que des rumeurs circulent sur un possible retrait, ses partisans pourraient s'opposer à une résistance ferme à l'idée d'un départ prématuré, surtout après la modification de la Constitution en 2020, qui permettait à Ouattara de briguer un troisième mandat. À l'époque, ce choix avait déjà suscité des tensions politiques dans le pays, et un nouveau débat sur la possibilité d'un quatrième mandat pourrait raviver des tensions similaires.

Les derniers articles sur YECLO