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Opération « Zéro clinique illégale » en Côte d’Ivoire : Plus de 1 700 cliniques clandestines fermées depuis 2022

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by Christian Aka
Opération « Zéro clinique illégale » en Côte d’Ivoire : Plus de 1 700 cliniques clandestines fermées depuis 2022
Fermeture de cliniques illégales dans le district du Zanzan © Crédit photo DR

L’opération « Zéro clinique illégale », lancée en 2022 en côte d’Ivoire, a permis d’éradiquer les structures non autorisées. La Direction des Établissements Privés et Professions Sanitaires (DEPPS) a fait le point ce mercredi 23 décembre 2025.

Les patients ivoiriens peuvent respirer. La campagne « Zéro clinique illégale d’ici 2025 » a atteint son but. Initiée en 2022, cette vaste action visait à nettoyer le paysage des soins privés en Côte d’Ivoire. Trois ans plus tard, les résultats sont là : plus aucune des structures identifiées au départ comme hors-la-loi n’exerce dans l’ombre. C’est ce qu’a annoncé Dr Bitty Marie-Josèphe, Directrice des Établissements Privés et Professions Sanitaires (DEPPS), devant la presse réunie au Novotel Abidjan-Plateau.

Dans le détail, ce sont 1 743 établissements qui ont dû baisser le rideau. Parallèlement, 1 500 autres ont pu se mettre en conformité et ont reçu une autorisation officielle pour travailler. Un travail de longue haleine qui transforme profondément le secteur privé de la santé en Côte d’Ivoire.

Un travail de fond pour un secteur plus sûr

Pour y parvenir, les équipes de la DEPPS n’ont pas ménagé leurs efforts. Leur méthode a consisté à conjuguer plusieurs approches. D’abord, informer et conseiller les acteurs du secteur, puis accompagner les établissements dans leur régularisation. La numérisation des démarches a grandement facilité l’obtention des papiers nécessaires. La DEPPS a aussi veillé à ce que ces structures privées soient reconnues, qu’elles puissent intégrer la Couverture Maladie Universelle (CMU), et que les professionnels soient enregistrés.

« Nous sommes aujourd’hui à zéro clinique illégale en Côte d’Ivoire sur les 80 % identifiés et annoncés au départ », a précisé Dr Bitty Marie-Josèphe. « Car d’une part, l’établissement est fermé et d’autre part, ils sont maintenant dans la légalité car, détenteur d’une autorisation. » Un constat qui souligne la volonté du ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle (MSHPCMU) d’offrir des soins encadrés et fiables à la population.

Le combat continue

L’heure n’est pas au relâchement pour la DEPPS. Une fois le gros du travail fait, il s’agit maintenant de maintenir la vigilance. « La prochaine étape sera le suivi », a affirmé Dr Bitty Marie-Josèphe. « Il est essentiel de maintenir la pression, d’impliquer les populations et de multiplier les actions de proximité pour détecter et fermer toute structure ne répondant pas aux normes. » L’objectif est clair : éviter que de nouvelles pratiques illégales ne voient le jour.

Désormais, l’attention se porte aussi sur les salles de massage et les instituts d’esthétique. Bien qu’ils contribuent au bien-être, certains d’entre eux proposent des actes médicaux sans autorisation, notamment des soins dentaires. « Donc ces établissements, nous allons les fermer s’il le faut, fermer les services qui mènent de façon illégale pour que nous puissions avoir des soins sécurisés pour nos patients », a prévenu la directrice de la DEPPS. Une mesure pour que la sécurité des soins en Côte d’Ivoire soit une priorité pour tous.

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