Côte d’Ivoire : quand Ouattara demandait aux Ivoiriens de ne pas donner leurs voix à la pauvreté …

"Ne donne pas ta voix à la pauvreté" : affiche de campagne du candidat Alassane Ouattara, en 2010

Mamadou Traoré, fidèle lieutenant du président du GPS, Guillaume Soro, porte ce mardi 10 décembre 2019 ses critiques sur le bilan social du RDR-RHDP.

Aujourd’hui, je vais attaquer un autre pan de leur bilan social qui portera sur l’augmentation du taux de pauvreté et du taux de corruption depuis qu’ils sont au pouvoir. Je rappelle qu’hier, le monde entier a célébré la journée mondiale de lutte contre la corruption.

Je voudrais vous rappeler que lors de leur campagne en 2010, ils ont demandé aux Ivoiriens de voter pour eux s’ils veulent mettre fin à la pauvreté et à la corruption. Ils ont demandé aux Ivoiriens de ne pas donner leurs voix à la pauvreté et à la corruption. Dix ans après leur gouvernance où, en sommes-nous avec ces indicateurs sociaux ? Selon les dernières enquêtes menées sur le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire, il est de 47%, presque 50%.

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La Côte d’Ivoire, dans le rapport 2018 du PNUD, est classée en matière de pauvreté au 170ème rang sur 189 pays. Un rang pas du tout honorable. Ce taux de pauvreté se perçoit à travers les inégalités criardes entre les sexes, à travers le faible taux d’achèvement scolaire au collège, à travers le taux élevé de la mortalité maternelle et la malnutrition infantile pour ne citer que ceux-là.

Quant au taux de corruption, il est autour de 58%, au delà de la moyenne. Ce taux de corruption élevé a pour conséquence de rendre la vie chère. Pourtant en 2010, ils nous avaient vanté les qualités de grand économiste de leur champion. Ils nous avaient dit qu’il avait réussi à sortir de nombreux pays d’Asie et du Moyen-Orient de la pauvreté.

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Et que si on lui donnait le pouvoir, il fera de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020.
A quelques jours de l’année 2020, que constatons-nous? Notre pays s’est appauvri avec son endettement exponentiel. La corruption est devenue une chose normale dans le pays.
Bref, en dix ans de gouvernance, ils ont ramené le pays en arrière. Ils ont échoué à combattre la pauvreté et la corruption. Ils ont échoué à faire de notre pays un pays émergent.

Et pour maquiller leur échec, ils nous brandissent des infrastructures biodégradables qu’ils ont surévaluées. Ces infrastructures, surtout ces routes qui se dégradent à la première pluie.
On constate donc que la corruption est passée par là. C’est pourquoi en octobre 2020, il faut les mettre en congés en votant contre eux. Il faut ouvrir une nouvelle page avec Guillaume Soro à la tête du pays.

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On dira qu’il n’est pas un grand financier comme son prédécesseur. Nous rétorquerons à ces derniers que ce grand financier n’a jamais pu égaler dans la gestion du pays Houphouët-Boigny qui est d’ailleurs son modèle et son référent politique, qui lui-même n’a jamais été un grand financier. Il fut tout juste un médecin de brousse. Mais il a fait mieux que ce grand économiste dont les partisans ne cessent de chanter les louanges.

Nous avons voté pour eux en 2010, pour combattre la pauvreté et la corruption.
Presque dix ans après, c’est du fla fla qu’ils nous ont servi.

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