Sécurité sociale : quand la Côte d’Ivoire donne l’exemple à la France

En Côte d’Ivoire, la Sécurité sociale affiche depuis plusieurs années des chiffres excédentaires. Saïd Penda se lance dans une comparaison avec la France.

En 2020, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire va franchir la barre des 100 milliards de FCFA d’excédents contre un déficit de 30 milliards de francs CFA en 2011, au moment où Alassane Ouattara arrivait au pouvoir.

Dès la première année de règne de l’actuel président ivoirien, à la faveur des mesures de redressement qu’il avait préconisées, ce déficit avait déjà été réduit de plus de 1/3, se chiffrant à 8 milliards de FCFA en 2012.

Selon le directeur général de la CNPS, Denis Charles Kouassi, ces résultats sont allés crescendo depuis la réforme de 2012 basée sur une feuille de route sur 25 ans, et les résultats de cette série de mesures ont été perceptibles presque instantanément. « Nous avons réalisé un excédent de 33 milliards de FCFA en 2013, 45 milliards en 2014 et nous nous attendons à 95 milliards de FCFA en 2019 » déclare le patron de la CNPS ivoirienne.

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Cette belle performance permet à l’organisme d’étendre la sécurité sociale aux travailleurs indépendants dont les effectifs sont 10 fois celui des travailleurs salariés. L’enrôlement de ces indépendants (artisans, agriculteurs et professions libérales) va commencer durant le premier trimestre 2020, d’où l’annonce de la direction de l’agence de la sécurité sociale de franchir la barre des 100 milliards de CFA d’excédents cette année.

Pour rappel, le déficit de la sécurité sociale en France est de 5 milliards 400 millions d’euros en 2019, soit quelque 3 billards 530 milliards de FCFA. Le plus important, ce n’est pas le chiffre mais surtout l’écart entre une Côte d’Ivoire qui dégage un excédent en progression exponentielle depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, et une France qui confirme son statut d’État décadent avec un déficit de la sécurité sociale qui ne cesse de se creuser.

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De quoi mieux comprendre le président Macron quand il affirmait à l’adresse du président Ouattara que la France « a tout à apprendre de la nouvelle Côte d’Ivoire qui affiche des indicateurs de performance tous au vert ».

Ailleurs en Afrique francophone, la CNPS au Cameroun a dégagé un bilan positif à 63 milliards FCFA en 2019, soit 35 milliards en moins que la Côte d’Ivoire avec ses 95 milliards.

Au Mali, c’est la directrice de cabinet du Premier ministre qui a été appelée en urgence pour prendre la tête de l’INPS (Institut National de Prévoyance Sociale). Mme Cissé Zamilatou Sidibé a la lourde charge de redresser une maison que l’on disait mal gérée, tant les dépenses avaient explosées, au point de pousser l’organisme au bord du déficit. Les objectifs de l’INPS en 2019 ne lui permettent qu’un excédent plus de 5 fois inférieur à celui de la Côte d’Ivoire : 180 milliards de francs CFA de recettes pour 164 milliards de dépenses, soit seulement 16 milliards de FCFA d’excédent. Trop faible, pour des organismes dont la pérennité est basée sur le réinvestissement des excédents dans des secteurs et projets à fortes retombées financières.

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La Caisse Nationale de Prévoyance Sociale de la Côte d’Ivoire est donc devenu le premier organisme de la sécurité sociale en Afrique francophone, tant par ses recettes, les sommes dépensées dans la prise en charge de ses adhérents, qu’en excédent dégagé. Dans ce secteur-là aussi, la Côte d’Ivoire des champions de la performance est en action.

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