L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un appel à la vigilance face à la recrudescence des cas de grippe aviaire H5N1 chez les animaux et les humains.
L'OMS s'alarme de la hausse du nombre de cas de grippe aviaire H5N1 détectés chez les animaux et les humains ces derniers mois. En effet, quatre cas humains ont été signalés aux États-Unis la semaine dernière, liés à une exposition à des vaches laitières infectées, tandis que le Cambodge a recensé deux cas chez des enfants ayant eu contact avec des poulets malades ou morts.
Bien qu'aucune transmission de virus entre humains n'ait été rapportée à ce jour, l'OMS souligne que la capacité de surveillance et de gestion de ce risque est compromise par le manque de données sur la circulation du virus chez les animaux à l'échelle mondiale.
Nécessité d'une surveillance et d'une action renforcées
L'organisation appelle à un renforcement de la surveillance et de la notification des cas de grippe chez les animaux et les humains, ainsi qu'au partage des échantillons et des séquences génétiques du virus.
Elle préconise également une meilleure protection des travailleurs agricoles exposés aux animaux infectés et un accroissement de la recherche sur la grippe aviaire.
Un virus qui se propage rapidement
Selon Maria Van Kerkhove, responsable de la préparation et de la prévention des épidémies et des pandémies à l'OMS, le virus H5N1 a déjà été détecté dans 145 troupeaux répartis dans 12 États américains.
Elle redoute une propagation continue du virus et souligne la nécessité de mieux comprendre son ampleur de circulation dans les élevages laitiers.
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Pour sa part, Michael Ryan, directeur des urgences de l'OMS, rappelle qu'il est généralement plus facile d'éradiquer une maladie chez les animaux domestiques, car ils sont plus faciles à localiser et à soumettre à des mesures de biosécurité.
Cependant, la difficulté réside dans la présence du virus dans des populations d'animaux sauvages, en particulier lorsqu'ils se mélangent.
Un contexte préoccupant
L'apparition du virus H5N1 remonte à 1996, mais depuis 2020, le nombre de foyers chez les oiseaux a connu une augmentation exponentielle, parallèlement à une hausse des cas chez les mammifères.
Si les cas humains recensés en Europe et aux États-Unis depuis l'apparition du virus ont été majoritairement bénins, la propagation du virus H5N1 dans les troupeaux de vaches laitières aux États-Unis et les cas de transmission de l'animal à l'homme constituent des signaux préoccupants.
L'OMS appelle à une mobilisation internationale pour mieux comprendre la propagation du virus, renforcer les systèmes de surveillance et de prévention, et développer des vaccins et des traitements plus efficaces.
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