Recap : Ce que Tiken Jah dit exactement de Gbagbo, Ouattara, Bédié, Soro, Duncan, Gon, Billon…

Entre Alassane Ouattara et Tiken Jah Fakoly, le courant ne passe plus
Entre Alassane Ouattara et Tiken Jah Fakoly, le courant ne passe plus
, à Abidjan, le vendredi 16 mars 2018

Recapitulatif, voici ce que Tiken Jah Fakoly dit exactement de Gbagbo, d’, d’, de , de , d’ et de . Il précise et reprécise ses positions au micro d’IvoireSoir.net.

Ce que Tiken Jah dit exactement de Gbagbo

Je ne milite pas pour la libération de parce que je n’ai pas de rapport avec lui. Je le connais, j’ai beaucoup réagi quand il était au pouvoir comme je le fais aujourd’hui, à raison. J’ai réagi aussi quand Bédié était au pouvoir, avec un album. Egalement quand Guéi était au pouvoir.

Je n’ai jamais rencontré Laurent Gbagbo et je fais partie de ceux qui lui ont dit de s’arrêter. Je fais partie de ceux qui lui ont dit « monsieur le président, laissez tomber », il n’a pas écouté. Quand vous parlez à une personne qui ne vous écoute pas, vous ne pouvez pas aller réclamer une part de son salaire quand elle est payée.

Je pense que si Laurent Gbagbo s’était arrêté, il serait revenu au pouvoir en 2015. Parce qu’il y avait du monde derrière lui. Il n’a pas su s’arrêter et aujourd’hui il paye la note. Je suis plutôt pour un combat pour la libération des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire.

« Les partisans d’Alassane Ouattara ne sont pas les seuls qui peuplent la Côte d’Ivoire. Nous sommes des millions d’habitants et nous avons des idées différentes et différentes opinions sur des sujets »

Alassane Ouattara et « son » sénat

En Côte d’Ivoire, nous avons un président de de la République, nous avons un vice-président, nous avons un premier ministre, nous avons un président de l’assemblée nationale, nous avons un président du conseil économique et social, nous avons un médiateur, nous avons une grande chancelière, ça suffit !

Parce que toutes ces institutions ont des budgets sur le dos du contribuable. Pourquoi venir créer un sénat ? Mon avis sur le sénat est simple. Ouattara veut caser les politiciens frustrés. Quand ils virent un ministre du gouvernement, ils vont le caser là-bas pour qu’on puisse l’appeler « monsieur le sénateur », pour ne pas qu’il parte dans sa région pour monter la population contre eux. C’est tout. Sinon, que va nous apporter le sénat ?

Au Sénégal, ils avaient le sénat mais ils s’en sont débarrassés. Au Mali, les gens voulaient le mettre en place, le peuple s’est levé et ils ont reculé. Au Burkina Faso, il y a eu une insurrection à cause du sénat. Nous avons vu ce qui s’est passé dans ces pays avec qui nous faisons frontière et aujourd’hui ils se lèvent pour mettre en place un sénat.

Alassane Ouattara et la tentation du 3è mandat

Le Président ATT, à l’époque, a été clair au départ, au Mali, en disant qu’il n’allait pas être candidat. Les gens ont commencé à préparer leurs armes pour aller aux élections. Vu qu’il y a eu une interview dans laquelle la question a été posée au président Ouattara et qu’il n’a pas été très clair, nous trouvons que quand il y a du flou, c’est qu’il y a anguille sous roche. Qu’il comprenne qu’il est inacceptable pour nous, en Afrique de l’ouest, d’accepter un troisième mandat. Parce que si un réussit à le fait, d’autres le feront.

A ses partisans qui disent que la constitution le permet, je leur réponds que tant qu’il est là, eux ils mangent, ils respirent bien. Cependant, les partisans d’Alassane Ouattara ne sont pas les seuls qui peuplent la Côte d’Ivoire. Nous sommes des millions d’habitants et nous avons des idées différentes et différentes opinions sur des sujets.

Ils ont le droit de pousser leur mentor, mais moi je dis non, parce que si ça marche en Côte d’ivoire, on sait qu’il y a des intentions en Guinée Conakry. C’est un combat qui est mené aujourd’hui en Afrique centrale. L’Afrique de l’ouest a dépassé cette étape.

Bédié, président « vaurien »

Je n’ai aucune relation avec Bédié. Je trouve que c’est le président le plus vaurien d’Afrique. Pour moi, c’est lui qui a mis le feu à ce pays et qui ne mérite pas que son nom soit sur le pont. Il n’a jamais souffert et il ne peut pas comprendre la souffrance des Ivoiriens. On me parle de la candidature de Bédié en 2020. Ce serait considéré comme le sommeil des Ivoiriens. Qu’il désigne un candidat au sein de son parti cela est compréhensible, mais qu’il veuille se présenter lui-même serait un échec même pour les Ivoiriens.

Tiken Jah et Billon

Ce n’est pas à moi de choisir le candidat du PDCI, s’ils pensent que c’est Jean-Louis Billon qu’ils préfèrent, libre à eux. Ce que nous souhaitons, c’est que chaque candidat de chaque parti politique vienne avec son programme et qu’ils expliquent ce qu’ils sont capables de faire quand ils seront président, au niveau de la santé, de la sécurité, de l’éducation, etc. Et surtout qu’ils puissent expliquer ce qu’ils comptent faire de plus. C’est ce que nous attendons. On ne peut pas faire revenir un Bédié qui n’aura rien à proposer.

Tiken Jah et Guillaume Soro

Je n’ai pas de rapports avec Guillaume Soro. Je l’ai rencontré quand il était premier ministre. Je n’ai pas de rapport direct avec lui. Je pense que s’il veut être candidat, il en a le droit. Il doit juste nous proposer ce qu’il veut faire pour nous.

Tiken Jah et le ticket Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly

Je ne suis pas militant du PDCI et du RDR, encore moins du RHDP ou d’un quelconque parti unifié. Ces deux partis sont libres de faire leur choix. C’est en fonction de leur programme que nous choisirons. Rien d’autre.

Interview réalisée par Elvire Ahonon et Prince Beganssou

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