A 8 mois de la présidentielle, Ouattara subit de grosses pressions de l’ONU et des organisations des droits de l’homme

CAN 2023 en Côte d’Ivoire, dauphin constitutionnel, présidentielle 2020… Fernand Dédeh, décrypte l’actualité ivoirienne de ce jeudi 13 février.

La CAN 2023 en Côte d’Ivoire sur les rails

Le président du comité d’organisation de la compétition a rassuré la communauté nationale et internationale sur l’engagement de la Côte d’Ivoire. Les infrastructures dans les villes d’accueil, Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Korhogo et San-Pedro sont en chantier. Elles seront livrées entre le mois de janvier 2021 et le mois juin 2021. Le Comité d’organisation maîtrise parfaitement.

Quelques soucis au niveau des sites d’hébergement, mais selon le Cocan, les dispositions sont en cours pour obtenir de l’Etat, des mesures incitatives au profit des privés qui vont investir. Le Cocan a besoin de 4000 chambres. Le Cocan est formel, le projet de construction des cités sportives dans les villes est maintenu. « Quand on dit Hôtel 5 étoiles, ce ne sont pas les murs. C’est plutôt la qualité du service. », a martelé le président du comité d’organisation.

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Il balayait ainsi les inquiétudes de la CAF, à propos justement, de l’option des cités sportives. « Nous avons battu campagne avec cette option en 2014. Et tout le monde avait reconnu que la Côte d’Ivoire avait le meilleur dossier. », a-t-il rappelé. Regrets du patron du Cocan, « la date de la compétition en Côte d’Ivoire n’est pas encore connue. « Cela nous gêne. ».
Les rapports entre l’Etat et le Cocan d’une part, le Cocan et la FIF d’autre part, sont assez fluides. Reste dans l’ensemble, notamment au niveau institutionnel, quelques textes à parapher pour donner une visibilité à l’organisation de la CAN 2023.

Politique

En politique, le terrain ressemble plus à la lagune plutôt qu’à la mer. La lagune paraît calme en surface mais très perfide en dessous. Les vagues de mer aboient, annoncent leurs colères ou leurs joies.

Terrain en apparence calme donc. Mais attention… Tiens, ton camarade et ses équipes réfléchissent beaucoup ces derniers temps. Notamment au nouvel attelage de la constitution. Les propositions qui prédominent sont les suivantes: plus de ticket présidentiel. Le président élu désignera son vice-président et le dauphin constitutionnel sera le Premier ministre. Tu as bien compris? Et comme tout « le monde peut-être candidat », selon ton camarade, « compris lui-même », tu auras noté que l’enjeu d’échecs en cours…

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Tu ne comprends pas toujours? En fait, dans le pipe, tout bouge, rien ne bouge mais on ne mécontente pas celui à qui promesse avait été faite de s’installer en 2020 dans le fauteuil…

L’opposition quand elle, patauge dans ses hésitations. La séance plénière pour l’adoption du nouveau code électoral, prévue le 6 février 2020 et reportée à la demande de l’opposition, est selon mes informations reprogrammée. Avec ou sans l’opposition, le texte sera adopté. Le reste, Tchomba est devant. « Tant que je serai Président de l’Assemblée, il n’y aura plus de divergences entre l’Exécutif, le Parlementaire et le Judiciaire… ».

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Entre-temps, au niveau international, ton camarade subit quelques pressions. L’ONU lui demande un jeu électoral plus transparent. Et les organisations des droits de l’homme accusent ton camarade « de faire régulièrement pression sur les juges ». « C’est un pas important. », me dit un opposant.

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