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Convocations des cadres du PDCI et PPA-CI : Le Front Commun dénonce des « intimidations » ciblées avant les législatives

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by Mohammed Ouattara
Convocations des cadres du PDCI et PPA-CI : Le Front Commun dénonce des « intimidations »  ciblées avant les législatives
Convocations des cadres du PDCI et PPA-CI © Crédit photo DR

Les convocations des cadres du PDCI et PPA-CI par la police à Abidjan, ont suscité l'indignation et la réaction du Front Commun le 29 octobre 2025 en conférence de presse.

L'atmosphère politique en Côte d'Ivoire s'est alourdie ces derniers jours, marquée par des convocations de personnalités de l'opposition. Le et le PDCI, réunis sous la bannière du Front Commun, crient à l'intimidation et dénoncent une stratégie du parti au pouvoir pour affaiblir ses adversaires. Cette situation fait craindre une montée des tensions à l'approche des échéances électorales.

Le Front Commun, regroupant les formations politiques dirigées respectivement par et Cheick , ne cache pas son amertume. Pour l'opposition, ces convocations s'inscrivent dans une série de manœuvres visant à écarter les figures importantes de leurs mouvements. Elles interviennent dans un contexte post-électoral tendu, où les résultats de la présidentielle sont encore contestés par une partie de la population et de l'opposition.

Des cadres de poids dans le viseur de la police

Les faits sont précis. Les 27 et 28 octobre 2025, une quinzaine de cadres du PDCI RDA et du PPA-CI, souvent des personnalités influentes et respectées, ont été sommés de se présenter à la Préfecture de Police d'Abidjan. Parmi eux, des anciens ministres, des députés, des maires, et des proches collaborateurs des leaders de l'opposition, comme Noel Akossi Bendjo, coordonnateur général des activités du PDCI RDA, ou le Docteur , premier Vice-Président du PPA-CI.

Pour le Front Commun, le choix des personnes convoquées n'est pas anodin. « Ces personnalités sont, pour la plupart, des proches collaborateurs des Présidents Laurent Gbagbo et Cheick Tidjane THIAM. Elles assument la direction au quotidien des deux plus grandes formations politiques de l'opposition », souligne un communiqué de l'organisation. Cette vague de convocations s'ajoute à une série d'arrestations et d'enlèvements de figures de l'opposition, jugements expéditifs, observés ces derniers mois.

La peur d'un retour au parti unique

L'opposition ne voit pas ces actions comme des cas isolés. Elle y discerne une stratégie délibérée du régime en place pour « mettre sous l'éteignoir les principaux partis de l'opposition ». Un cadre du Front Commun, sous couvert d'anonymat, confie : « L'objectif est clair : empêcher nos cadres, souvent des députés sortants ou des personnalités influentes, de se présenter aux prochaines élections législatives par une mise sous contrôle judiciaire. »

Le Front Commun craint un retour à une époque révolue, celle du parti unique. « Nous n'excluons pas qu'après avoir arrêté tous les cadres du Front Commun, l'étape suivante soit de s'en prendre aux Présidents Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam », a déclaré Maître Habiba Touré, avocate au Barreau de Paris et porte-parole du PPA-CI et du Front Commun. Cette situation interpelle la communauté internationale, déjà sollicitée par l'opposition pour observer la dérive autoritaire du régime.

L'opposition réclame un dialogue apaisé

Alors que les tensions s'accumulent, une lueur d'espoir est apparue : les poursuites engagées contre les cadres du Front Commun PPA-CI PDCI RDA seraient suspendues, une information qui reste à confirmer. Le Front Commun demande au régime de « procéder à la libération sans conditions de toutes les personnes arrêtées et incarcérées à l'occasion des manifestations pacifiques ».

« Les Présidents Laurent GBAGBO et Cheick Tidjane THIAM demeurent toujours ouverts au dialogue, la seule voie raisonnable pour régler les contradictions internes dans un pays, restaurer la cohésion sociale et préserver la stabilité et la paix », insiste le communiqué du Front Commun. L'organisation appelle ses militants et les démocrates ivoiriens à rester mobilisés, affirmant que « le combat pour la restauration de l'état de droit et de la démocratie se poursuit. »

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