ACTUALITES GENEVE, 16 (Yeclo avec Xinhua) — Lors d'un débat général du Conseil des droits de l'Homme des tenu mardi à Genève sur le , la discrimination raciale et la xénophobie, le Groupe de travail intergouvernemental sur l'application effective de la Déclaration et du Programme d'action de a rendu hommage à la mémoire de , un tué par un policier blanc lors de son interpellation, et des autres membres de minorités dont les droits ont été bafoués par les personnes chargées de les défendre.

Le président-rapporteur du Groupe de travail, Refiloe Litjobo, qui est également ambassadeur du auprès des Nations Unies à Genève, a recommandé de démanteler les structures d'oppression raciale.

« Le Groupe de travail a discuté de la situation de la discrimination raciale dans le monde et s'est dit préoccupé par l'augmentation des incitations à la violence, de la haine raciale, des discours et des crimes haineux et par la résurgence du néonazisme et des idéologies nationalistes violentes fondées sur des préjugés raciaux, y compris la suprématie blanche qui alimentent le racisme », a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de l'.

Et en ces temps de mobilisation mondiale après la aux , M. Litjobo a indiqué que de nombreuses manifestations à la mémoire de George Floyd montrent que la lutte contre le racisme nous concerne toutes et tous, en tant que membres de la communauté humaine.

« Cette tragédie nous rappelle que l'abolition de l' n'a pas mis un terme à la discrimination, à la stigmatisation, l'exploitation et à la violence mortelle contre les personnes d'ascendance africaine », a-t-il dit.

Pour le Groupe de travail, les systèmes qui reproduisent les inégalités raciales construites il y a des centaines d'années, doivent être démantelés. Pour y arriver, le Groupe a invité les pays du Conseil des droits de l'Homme à adopter « une législation nationale forte » condamnant la discrimination raciale.

Lors du débat général, les intervenants ont également exprimé leur inquiétude face à l'augmentation des niveaux de violence raciste dans le monde. Selon eux, le nombre de manifestations sous la bannière du slogan « » à travers le monde témoigne de la volonté des populations de voir les Etats respecter leurs obligations en matière de lutte contre les discriminations raciales ou de la xénophobie. Fin