La quarantième réunion de l'institution ouest-africaine examine les rapports de suivi des États face aux exigences de surveillance du GAFI.

Les travaux de la 45ème réunion plénière de la commission technique du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) ont débuté jeudi 21 mai 2026 à Abidjan. Les délégations se sont rassemblées au Sofitel Hôtel Ivoire en présence de Moussa Sanogo, ministre ivoirien de l'Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie.

Cette session réunit les dirigeants des comités nationaux de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP). L'objectif des sessions consiste à harmoniser les dispositifs de contrôle et à partager les pratiques réglementaires pour corriger les failles des systèmes financiers régionaux.

L'actualité est marquée par l'examen des rapports d'évaluation mutuelle de plusieurs pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (). Cette réunion survient dans un contexte particulier pour la Côte d'Ivoire. L'État ivoirien figure sur la liste des pays sous surveillance renforcée du Groupe d'action financière (GAFI). Les autorités nationales déploient actuellement un plan de réformes techniques pour obtenir le retrait du pays de cette liste grise.

Une structure de contrôle pour la zone ouest-africaine

Le GIABA cumule le statut d'agence spécialisée de la CEDEAO et d'organisme régional de sécurité financière. L'institution organise deux rencontres annuelles pour ajuster les stratégies face aux nouvelles techniques de dissimulation de fonds illicites.

Les commissions techniques s'attardent sur les programmes d'assistance, les analyses typologiques des circuits financiers et les accords de coopération transfrontalière. L'action du groupe vise à stabiliser le cadre macroéconomique des pays membres en assainissant les circuits bancaires et commerciaux de la région.