Le divorce Gbagbo Affi est consommé. Tel un phénix qui renait de ses cendres, il vise la présidentielle 2025 en créant un nouveau parti.

En créant un nouveau parti, l'ex-président ivoirien montre qu'il entend rester à 76 ans un acteur majeur de la vie politique de son pays et disposer d'une structure qui lui est entièrement acquise dans la perspective de la présidentielle de 2025.

Laurent Gbagbo a donc mis fin à cette division de manière spectaculaire, acceptant de laisser le FPI à M. Affi N'Guessan. « Laissons Affi avec l'enveloppe » et nous « avec le contenu », a-t-il lancé dans son discours aux membres du comité central du parti.

Pour l'analyste politique Rodrigue Koné, la création de ce nouveau parti « nous dit que Laurent Gbagbo est dans une posture combative dans la perspective de la présidentielle de 2025, il a besoin d'un appareil politique bien organisé qui lui soit acquis ».

Sentiment partagé par Yves Ouya, qui estime que Gbagbo « tentera de prendre le pouvoir en 2025 et il a besoin d'un véhicule qui puisse lui donner toutes les chances d'y parvenir (…) il a besoin de personnes assez motivées pour pouvoir affronter ce nouveau défi ».

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Laurent Gbagbo n'avait pas reconnu sa défaite à la présidentielle de 2010 face à , provoquant une crise politique violente qui a fait 3.000 morts en quelques mois.

Arrêté en avril 2011, il avait ensuite été transféré à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye qui l'a définitivement acquitté le 31 mars de crimes contre l'humanité liés à la crise de 2010-2011.

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Alassane Ouattara a alors autorisé son retour en Côte d'Ivoire et l'a rencontré le 27 juillet. En dépit des sourires et amabilités qui ont marqué cette rencontre – la première depuis dix ans – les deux hommes restent de vieux rivaux politiques.