Georges Ezaley : « Je suis attristé qu’on arrête un professeur, qu’on lui mette une cagoule sur la tête devant ses enfants »

Georges Ezaley, maire déclaré perdant à l’issue des élections locales du 13 octobre 2018, a été convoqué et auditionné par la police, le mardi 30 octobre 2018. Il s’est ouvert à la presse, à l’issue d’une audience avec Maurice Kakou Guikahué, il a dit sa part de vérité aux journalistes.

« En ce qui me concerne, j’avais été appelé par le directeur général de la police nationale qui souhaitait que je passe à ses bureaux aujourd’hui à 10 heures. C’était par rapport aux enquêtes. Je lui ai dit que je venais avec mon avocat. Il a dit qu’il n’y a pas de problèmes. On y est allé et on a été reçus par le directeur général de la police. Très fraternellement ».

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« Ce sont des questions qui tournaient autour des dernières élections. Avant la proclamation des résultats, la séquestration du préfet, dit-on, la proclamation des résultats, la visite du gouverneur du Canada à Bassam avec les incidents qui ont eu lieu. J’ai donné les réponses appropriées. J’ai expliqué ce qui s’est passé pendant les élections, dans les bureaux de vote, sur la question des PV, à la CEI, la consolidation des résultats en présence des candidats, les résultats comptabilisés qui nous donnent gagnant de ces élections ».

« Avec des chiffres très clairs à notre niveau et puis une attente de proclamation de résultats à Bassam qui ne se fait pas et qui se justifie ensuite par une parade de l’autre camp avec à la fin un concert. Ce qui provoque la mobilisation d’autres Bassamois qui cherchent à savoir ce qui se passe. Et puis, l’un dans l’autre, à une heure du matin, on lance des gaz lacrymogènes sur des populations qui étaient là. Pour toutes ces choses qui se sont passées, nous même, nous n’étions pas sur le théâtre ».

« Moi, je suis focus sur l’objectif, celui que le droit soit dit pour qu’on me déclare vainqueur. Je ne me détourne pas de cette trajectoire. J’ai fait un recours, on va travailler pour que cela aboutisse. Pour le reste, on intimide, mais ce qui m’a attristé, c’est quand on va prendre un professeur de lycée à domicile devant ses enfants ».

« Qu’on aille le prendre comme un vulgaire quidam, qu’on lui mette une cagoule sur la tête devant ses enfants, qu’on le mette dans une voiture et qu’on disparaît. J’ai trouvé ce monsieur dans les bureaux de la police en culotte. C’est triste. Pourquoi cela ? Il a fait quoi ? S’il y a un problème, on le convoque, il vient répondre. Est-ce qu’on a besoin de faire ça ? C’est triste ».

Propos retranscrits par Elvire Ahonon

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