Gnamien Konan : « Si je suis élu en janvier, en février Gbagbo sort »

le président du mouvement La Nouvelle Côte d’Ivoire a échangé avec des étudiants de l’ de Cocody, ce samedi 08 juin 2018 au siège dudit mouvement à Cocody Deux-Plateaux Vallon (Abidjan). Il leur a expliqué sa vision et son ambition pour la Côte d’Ivoire. Gnamien Konan libération Gbagbo.

C’est dans une atmosphère bon enfant, que s’est fait les échanges, avec des étudiants attentifs. Se prononçant sur les difficultés des étudiants, Gnamien Konan a dit : « Quand je vois que des étudiants en Côte d’Ivoire dorment dans des amphithéâtres, je me dis que si j’avais vécu de telles conditions, peut-être que j’aurais pris les armes ».

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Et de poursuivre :« Quand je vois des étudiants, c’est-à dire l’avenir du pays, réduits à sécher un travail pratique (TP) ou un travail dirigé (TD) pour avoir la seule occasion qui se présente à eux pour manger, je suis devenu un avocat des étudiants partout où je passe, je pense qu’il faut offrir de meilleures conditions à notre jeunesse, surtout lorsque cette dernière est en formation».

« J’ai été un des rares députés à ne pas voter le budget 2018 à l’assemblée nationale. Parce que je leur ai dit que je ne vois aucune ligne pour la construction ou la réhabilitation de cités universitaires », a-t-il affirmé.

Rencontre Gnamien Konan et Etudiants
Rencontre Gnamien Konan et Etudiants FHB de Cocody

De ce fait, s’est-il justifié : « Je suis votre avocat, je vais essayer de vous donner de l’espoir. A partir de 2020, si la jeunesse ivoirienne veut, il va avoir un changement fondamental. Les politiciens, quand ils n’ont pas le pouvoir, promettent toujours des choses qu’ils ne réalisent pas. Je ne vous parle pas de démagogie, c’est de la réalité ».

Et de lancer à l’endroit du secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire ( : « Si Assi était là, je lui dirais, au lieu de te battre comme tu l’as toujours fait sans résultat, de mettre cette énergie à la disposition de La Nouvelle Côte d’Ivoire ».

« Quand je suis arrivé, j’ai demandé à chaque président de me dire le nombre de ses étudiants. A l’université FHB, elle m’a dit qu’elle ne sait pas. Au philosophe qui est à , lui non plus ne sait pas, idem »

Par ailleurs, le député de a fait une révélation de taille : « Je suis arrivé après le ministre . Je suis tombé dans un problème que je n’avais pas prévu : le problème des réhabilitations où les équipements dans les laboratoires avaient disparu. Des gens les avaient emportés ou jetés, parce qu’ils disaient qu’ils en avaient commandés de nouveaux. Puis, c’étaient les grèves à n’en pas finir. En dix-huit mois, on ne pouvait pas  faire grand-chose ».

Gnamien Konan, président de La nouvelle Côte d'Ivoire
Gnamien Konan, président de La nouvelle Côte d’Ivoire

«(…) Quand je suis arrivé, j’ai demandé à chaque président de me dire le nombre de ses étudiants. A l’université FHB, elle m’a dit qu’elle ne sait pas. Au philosophe qui est à Bouaké, lui non plus ne sait pas, Korhogo idem. Je leur ai dit que je ne peux pas travailler avec des chefs d’entreprise qui ne connaissent pas le nombre de leurs employés. Donc, ils savaient bien qu’après les élections, on partirait ».

« Je souhaite que Gbagbo soit libéré avant que je ne sois élu. Mais si je suis élu en janvier, en février il sort. Parce que c’est injuste que pour les mêmes choses, certains sont en prison et d’autres pas »

« On avait prévu nommer les présidents d’université par appel à candidature, on devait signer un contrat de performance avec chaque président d’université, contrat dans lequel chaque président d’université et ses doyens ou directeurs s’engagent à avoir 70% d’insertion professionnelle. Parce qu’ils ne savent pas combien d’étudiants qu’ils forment, trouvent du travail».

Gnamien Konan libération Gbagbo

Au niveau des prisonniers politiques, il a été clair : « Je souhaite que Gbagbo soit libéré avant que je ne sois élu. Mais si je suis élu en janvier, en février il sort. Parce que c’est injuste que pour les mêmes choses, certains sont en prison et d’autres pas. Surtout qu’on n’arrive même pas à prouver que ceux qui sont en prison, ont fait ce qu’on leur reproche ».

Sur le plan de l’agriculture, il a proposé : « Il faut que la Côte d’Ivoire transforme effectivement sa production agricole. Nous allons organiser les planteurs en coopératives, pour qu’ils transforment eux-mêmes ceux qu’ils produisent. Le chocolat noir sans noisette coûte soixante mille francs le kilogramme. Alors que le paysan a sept cent francs. Ce sont tous ceux qui ne produisent pas qui se font de l’argent ».

Pour terminer, il a remercié les étudiants et les a rassuré qu’il était à leur disposition et qu’ils peuvent compter sur lui.

Prince Beganssou

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