Litige foncier dans une forêt classée à Agboville : Une grave crise communautaire à l’horizon

Forêt classée de Yapo Abbé
Forêt classée de Yapo Abbé

Litige foncier à Agboville : une guerre risque d’éclater entre des allochtones burkinabés et des populations autochtones de Yapo, dans les départements d’Agboville et à Adzopé si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, dans la gestion de la forêt classée de Yapo Abbé.

Selon certains témoignages recueillis auprès de la population locale, des paysans burkinabè  ayant fui l’ouest et le centre-ouest ont trouvé refuge dans des forêts classées de Yapo Abbé à Agboville et à Adzopé depuis un certain temps. Ils seraient plus de 4000 selon des estimations livrées lors d’un échange avec la presse, par un chef de communauté locale, sans qu’il ne soit possible de vérifier la réalité du chiffre.

Occupation frauduleuse des parcelles de terres

Cette occupation dénoncée comme frauduleuse a amené des populations abbey à saisir les autorités locales pour que la forêt classée de Yapo soit libérée de manière pacifique. Celles-ci ont indiqué que la présence d’un groupe armé au sein des occupants nécessite une brigade spéciale pour l’évacuation.

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La brigade tarde à voir le jour et pendant ce temps, la forêt continue d’être colonisée. Le phénomène est telle que les observateurs craignent des violences, surtout que selon plusieurs indiscrétions, l’afflux est alimenté par réseau de vente illégale de parcelles à Yapo et à Adzopé.

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Un ultimatum pour régler le litige foncier à Agboville

« Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités », martèle Nanan N’Dori, président du directoire des chefs et rois de la région de l’Agnéby-Tiassa. Cela est d’autant nécessaire Un fait passé sous silence par les autorités. Les populations ont donc donné un ultimatum  jusqu’ en juin 2018 pour les autorités règlent le litige. A défaut, elles ont annoncé que libérer elles même leur forêt avec la force s’il le faut. Ce qui risque d’engendrer malheureusement une guerre communautaire.

En 2017, des affrontements communautaires ont enregistré plusieurs centaines de personnes déplacées et de nombreux dégâts matériels dans la région de Guiglo.

Elvire Ahonon

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