Me Claver N’Dri prévient le pouvoir RDR/RHDP : « N’ouvrons pas la porte de l’anarchie »

Me Claver N'dri et Me Messan Tompieu
Me Claver N'dri et Me Messan Tompieu

Conférence de presse des avocats de ce mercredi 2 janvier 2019, au siège du à Cocody. Nous vous proposons de larges extraits des propos de Me Claver N’Dri.

Comment pouvez-vous saisir la logique d’une élection qui a lieu le 13 octobre 2018, confirmée par la chambre administrative de la cour suprême dans un arrêt daté du 23 novembre 2018, donc décision devenue définitive ? Comment pouvons-nous comprendre qu’une élection qui a lieu à Lakota dans la commune de Lakota précisément le 16 décembre, donc postérieurement à l’élection du Plateau, monsieur Sami Mehry est installé alors que cette élection a eu lieu après celle du Plateau. Et au Plateau, il n’y a pas d’installation ? On ne veut pas que monsieur Ehouo Jacques s’installe. Il faut qu’on arrête de tourner autour du pot. Il nous faut dire les choses, il nous faut dénoncer les attitudes qui sont contraires aux règles démocratiques. (…)

Il y a une tête qu’on cherche. Mais nous pensons que ces intrigues doivent s’arrêter  pour laisser place à la loi. (…). N’ouvrons pas la porte de l’anarchie. Le chef actuel de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, il y a des protections que la constitution lui reconnaît dans l’exercice de ses fonctions même s’il n’est plus président demain, c’est une protection dont il a droit (…).

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Qu’on ne commence pas aujourd’hui parce que cela ne concerne pas telle ou telle personne. Nous dénonçons de telles pratiques aujourd’hui, nous allons les dénoncer demain. Si le PDCI venait à prendre le pouvoir par les voies démocratiques, s’ils font les mêmes pratiques, je dénoncerai.

Nous dénonçons pour que la loi puisse être respectée. Si vous laissez ce pouvoir se poursuivre en dehors de ce cadre juridique (…) lorsque la chambre administrative de la cour suprême va annuler cette décision, la conséquence sera dramatique. Il faut laisser place à la force de la loi. Qu’ils comprennent que tout le monde ne peut pas être

Si les autorités pensent que le cas du Plateau rentre dans le cadre prévu par la loi, si les autorités pensent que nous sommes en face d’une suspension (…), nous allons saisir les autorités judiciaires de la chambre administrative pour l’annulation de ces actes administratifs. Pour l’heure, nous pensons que l’amour pour notre pays, l’amour pour la commune du Plateau, centre des affaires va prévaloir sur les calculs personnels, sur les intérêts personnels.

Retranscription Prince Beganssou

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