Plateau : Pour la première fois, Jacques Ehouo, adversaire de Sawegnon, parle

C’est un homme qui préfère marcher « sans bruit ». De lui, aucune interview, ni déclaration tapageuse. Le député et candidat du PDCI, adversaire du tonitruant Fabrice Sawegnon, parle. 

C’est la cité des 40 logements au Plateau qui a servi de cadre au lancement de la campagne du candidat du PDCI pour les municipales de ladite commune. C’était le samedi 29 septembre dernier en présence d’un public nombreux et cosmopolite qui comptait la chefferie traditionnelle du peuple , la jeunesse, les femmes et les cadres. Bien que candidat du PDCI, Jacques Gabriel Ehouo s’est fait entourer de militants de toutes les obédiences politiques ainsi que de la société civile.

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Autour de lui, en effet, des cadres et militants du RDR et du FPI. Dans son adresse aux électeurs, le candidat a fait remarquer que la commune du Plateau est le cœur de la Côte d’Ivoire, le cœur d’Abidjan donc les électeurs doivent faire un choix judicieux  le jour du vote. « Si vous perdez votre cœur, est-ce que vous pouvez vivre ? Faisons donc en sorte que notre pays ne perde pas son cœur » a-t-il insisté.

Programme éco-citoyen au Plateau

Dans son programme de société pour la commune du Plateau, le jeune cadre de 46 ans compte mettre l’homme au centre de toutes ses priorités. Pour ce faire, ses actions consisteront entre autres à : la mise en place d’un plan de développement écologique, la formation des jeunes pour des emplois directs, doter les femmes d’un fonds pour le développement de leur commerce en vue de leur autonomisation, créer une banque alimentaire pour subvenir aux besoins des personnes du 3ème âge.

Jacques Ehouo, candidat du PDCI à la mairie du Plateau
Jacques Ehouo, candidat du PDCI à la mairie du Plateau

Tous ces projets et bien d’autres seront couronnés et supervisés par un conseil dit citoyen ayant un rôle consultatif et qui fera un rapport chaque trimestre devant le conseil municipal. Avant lui, les jeunes et les femmes de la commune sont intervenus successivement pour témoigner des bienfaits du candidat avant de s’engager à le voter massivement le samedi 13 octobre prochain.

« le candidat n’a pas attendu d’être maire avant de donner du travail à plus de 500 jeunes et offrir un  voyage d’affaires »

Dibi Michel Koblavi, directeur de campagne, a tenu, quant à lui,  à présenter le candidat à la population de sa naissance à Londres, en passant par son diplôme d’ingénieur agro-alimentaire jusqu’à son poste de député pour le compte de la commune du Plateau. Selon lui, Kack Bauer (surnom du candidat) n’a pas attendu d’être maire avant de donner du travail à plus de 500 jeunes et offrir des voyage d’affaires, tous frais payés à plusieurs femmes de la commune du Plateau.

Pour toutes ces actions sociales et vu son programme de société, le directeur de campagne a invité la population à exprimer son  suffrage en faveur de Jacques Ehouo pour le rayonnement du Plateau et le bien-être de sa population. Le candidat a reçu les bénédictions de la chefferie traditionnelle qui a dit lui avoir déjà donné l’autorisation de briguer ce mandat. La génération ‘’Blessué’’ dont est membre le candidat est venue massivement rehausser cette cérémonie de lancement.

« Je suis un prisonnier en sursis »

Rappelons que face à Jacques Ehouo, candidat du PDCI, Fabrice Sawegnon, candidat du RHDP. Dimanche, ce dernier a reçu le soutien du ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, numéro deux du gouvernement Gon et vice-président du RDR.  »

« Dites aux jeunes qui s’excitent qu’il ne sert à rien d’être derrière des candidats qui sont des repris de justice en sursis, des candidats qui sont des prisonniers en sursis. Quel que soit le résultat, la justice fera son travail », a déclaré Bakayoko. Dans une phrase non achevée, où il faisait allusion à l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, le ministre de la Défense a martelé : « Il y a une justice qui est déjà avec… Que les gens arrêtent de nous sous-estimer ».

La déclaration a eu le mérite de soulever une vague d’indignations. Plusieurs internautes ont alors créé un hastag « Je suis un prisonnier en sursis », pour apporter leur soutien à Ehouo.

Elvire Ahonon

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