Stéphane Kipré a donné sa position ce samedi 15 janvier 2022, sur la participation du PPA-CI de Gbagbo à la manifestation contre la CEDEAO au Mali.
En ce début de week-end, je suis interpellé par cette banderole qui a flotté dans les cieux lors de la manifestation du peuple malien contre les sanctions de la CEDEAO.
Elle m'interpelle en ce sens qu'elle rend compte d'une réalité que beaucoup feignent de ne pas comprendre. Pratiquement tous les pays africains qui ont obtenu leur indépendance dans les années 60 ont le même problème. Celui de l'autodétermination et de la révision des accords de coopération avec les pays occidentaux.
Ceux qui portent cette banderole dans cette protestation sont certainement de ma génération et ils admettent qu'un leader comme le président Gbagbo qui n'est de leur génération avait raison dans son combat et sa vision panafricaniste.
Le panafricanisme que nous prônons est en effet celui qui part du constat que nos pays ayant les mêmes problèmes et défis, ils se doivent d'envisager des solutions globales en lieu et place des solutions par pays qui ont montré leurs limites.
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Cette banderole s'adresse aux dirigeants occidentaux qui sont aussi de ma génération. C'est-à-dire qu'il y a une nouvelle génération d'africains qui envoie un message à une nouvelle génération de dirigeants occidentaux. Il faut s'asseoir pour rediscuter nos accords de coopération dans l'intérêt de nos peuples respectifs. C'est une urgente nécessité qui, si elle n'est pas comprise, risque de saboter durablement nos rapports.
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Il y a une nouvelle Afrique qui parle et espère être entendue par une nouvelle Europe et par le monde. Il faut l'écouter. La crise ne s'installe que lorsqu'on refuse de dialoguer. A ce discours de cette nouvelle génération d'africains, il ne faut pas opposer la compréhension occidentale des siècles passés. De nouvelle génération à nouvelle génération, il est temps pour les africains de s'unir pour défendre ensemble leurs intérêts. Et il appartient aux dirigeants du monde, avec qui nous sommes de la même génération d'entendre les aspirations profondes de la nouvelle Afrique.