Présidentielle burkinabè le 22 novembre 2020 : 13 candidats à l’assaut du palais de Kossyam

Qui sera le président du Burkina ? 12 prétendants tenteront, le 22 novembre 2020, de battre Roch Kaboré à la présidentielle.

A moins d'une semaine du Jour-J, la campagne électorale bat son plein. Roch March Kristian Kaboré, élu en 2015 après l'insurrection qui a chassé Blaise Compaoré de la présidence, va de nouveau solliciter les voix de ses compatriotes. S'il est le favori de ce scrutin, le président sortant devra tout de même batailler dur pour convaincre ses concitoyens très affectés par la dégradation de la situation sécuritaire depuis son arrivée au pouvoir.

Et c'est justement sur cette question que comptent notamment s'appuyer certains candidats pour le malmener. Parmi eux, figure Zéphirin Diabré, chef de file de l'opposition, arrivé deuxième à la de 2015.

L'ancien de l'Economie et des Finances des années 90, dans le gouvernement Kaboré, est le leader de l' () créé en 2010. Il promet une dans trois secteurs : l'industrie, l'agriculture et l'éducation.

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Originaire de la province du Zoundwéogo (centre-sud), cet ancien fonctionnaire international, 61 ans, s'est fait remarquer en 2015 par son opposition à la modification de l'article 37 de la Constitution qui devait permettre à Compaoré de se maintenir au pouvoir.

Deux autres participants à la présidentielle de 2015 vont également retenter leur chance. Il s'agit de et d'Ablassé Ouedraogo. Le premier, classé 3e il y a cinq ans avec 3 % des suffrages exprimés, avait claqué la porte du premier gouvernement du président Kaboré. A 45 ans, ce juriste de formation espère tirer profit de cet acte politique, surtout dans la zone du d'où il est originaire.

Ablassé Ouedraogo est, quant à lui, présenté comme le plus expérimenté de tous. En effet, l'ancien Directeur Général adjoint de l' () a derrière lui une riche carrière internationale. A 67 ans, l'ex-ministre des Affaires étrangères vise le fauteuil présidentiel pour la seconde fois.

Exclus de la course en 2015 pour avoir soutenu le projet de modification de la Constitution voulu par Blaise Compaoré, , président du (), l'ex-parti au pouvoir, et Gilbert Noël Ouédraogo de l'Alliance pour la Démocratie et la Fédération-Rassemblement Démocratique (ADF/) effectuent leur come-back.

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Homme d'affaires, M. Komboïgo est parvenu à s'imposer face aux caciques du CDP. Grâce à ses importants moyens financiers, le fondateur du cabinet comptable Kafec-KA rêve d'un destin à la (président ). Pour ce faire, l'implantation solide de son parti est un atout de taille.

Gilbert Noël Ouédraogo veut également rebondir. A 51 ans, il bénéficie de l'assise traditionnelle de l'ADF/RDA. Principalement dans le nord du .

Figure de l'aile dissidente du CDP, Kadré Déé Ouédraogo a affûté ses armes dans les institutions de la sous-région puisqu'il a été vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l' de l'ouest () et président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (). Le candidat d'Agir ensemble a aussi occupé la fonction de dans son pays.

En exil au depuis 2016, est aussi en lice. L'ancien Premier ministre de la transition est sous le coup d'un mandat d'arrêt pour « désertion en temps de paix et refus d'obéissance ». En son absence, les cadres du Mouvement du Peuple pour le Salut (MPS) entendent œuvrer pour sa victoire.

Quelques novices vont essayer de jouer les trouble-fêtes. C'est le cas de Do Pascal Sessouma, président de vision. Cet ancien journaliste de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (, publique) et de Télé (Canada) propose un projet de société qui place le citoyen au cœur de ses préoccupations.

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De son côté, Claude Aimé Tassembedo est l'unique candidat indépendant. Originaire de , la capitale économique du pays, il dirige depuis 2007 un Cabinet de conseil en Ressources Humaines nommé Knowledge.

Ségui Ambroise Farama porte les couleurs de l'Organisation des peuples africains- (Opa-BF). Cet avocat de formation dit incarner la rupture et ambitionne de donner corps au panafricanisme.

Abdoulaye Soma, leader de Soleil d'Avenir, est le benjamin des postulants. A 41 ans, l'avocat constitutionnaliste mise sur le vote des jeunes pour se distinguer.

Enfin, Monique Yeli Kam du Mouvement pour la Renaissance du Burkina (MRF) est la seule femme engagée dans la course présidentielle. Elle promet, si elle est élue, de réduire les inégalités à travers une politique éducative.

Written by Christian Binaté

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