Réconciliation nationale – Assoa Adou: « le FPI a déposé un courrier au siège du RHDP depuis le 5 juin »

Le secrétaire général du , le Dr a accordé le lundi 24 juin 2019 au journal Le Temps une interview sur l’actualité ivoirienne et l’alliance FPI-PDCI.

A la question de savoir ce qui s’est-il passé au cours de cette rencontre à Daoukro entre le FPI et le PDCI des confrère du journal Le temps, le secrétaire général du FPI, le Dr Assoa Adou répondra: « Au cours de cette rencontre, le Président Bédié, en présence de certains responsables de son parti, est tombé d’accord avec nous, qu’il faut aller à la réconciliation. Le Communiqué final qui a sanctionné la rencontre est assez clair sur ce que nous avons convenu. Bientôt, vous nous verrez ensemble dans le cadre d’une vaste campagne en faveur de la réconciliation, à travers le territoire national ».

Sur la réconciliation nationale: « Nous comptons rencontrer le RHDP, parce que c’est ce groupement politique, devenu parti politique, qui gère l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est le Rhdp qui a les institutions de la Côte d’Ivoire en main. Nous sommes donc obligés de le rencontrer, de rencontrer ses responsables pour discuter. Depuis le 5 juin dernier, nous avons déposé, à son siège, un courrier dans ce sens. Nous attendons leur réponse. En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à discuter avec les responsables de cette organisation. Quand nous avons indiqué cette démarche pour la première fois, certains ont pris le raccourcis de dire que nous demandons une alliance avec le RHDP. Non et non. Nous demandons à aller vers eux pour les rassurer afin qu’ils n’aient pas peur de discuter et d’aller à la réconciliation nationale… » a déclaré le Dr Assoa Adou.

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Avant de poursuivre : « Nous voulons les rassurer sur le fait que le Président n’est animé d’aucun esprit de vengeance. Lorsque je suis sorti de prison, je l’ai rencontré en octobre 2018. Sa première recommandation a été qu’il faut aller dans le sens de la décrispation de l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire. Il faut aller dans le sens de la normalisation des rapports de notre parti avec ses partenaires étrangers. C’est sur ça que nous sommes en train de travailler.

Donc le Président Gbagbo veut que son parti discute avec le Rhdp, qu’il discute avec le gouvernement ivoirien pour que l’atmosphère sociopolitique du pays soit détendue, pour que nous soyons, comme je le disais tout à l’heure, des compétiteurs sur le plan politique. Mais que nous ne soyons pas des ennemis où chacun cherche à faire du mal à l’autre. Surtout ceux qui sont en face, qui pensent que nous sommes là pour nous venger. Non ! Non et Non ! Pour nous, il s’agit de sauver la Côte d’Ivoire. Et c’est dans ce sens que nous nous battons. Vous notez avec moi que le rapport de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) n’a jamais été rendu public, alors que les ivoiriens ont le droit de savoir ce qui s’est passé. Cette confiscation de ces résultats traduit une certaine peur du pouvoir face aux enjeux de la réconciliation.

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Or si les choses s’étaient déroulées dans un climat de confiance réciproque, ces résultats seraient publiés et le peuple de Côte de d’Ivoire en aurait fait l’usage qu’il faut pour créer les conditions de la vraie réconciliation. Aujourd’hui, il nous incombe la responsabilité de rassurer le pouvoir afin qu’il accepte que nous allions à des discussions inclusives pour la réconciliation et la paix durable en Côte d’Ivoire. L’initiative appartient au RHDP sur cette question et sur bien d’autres parce que c’est lui qui a les manettes du pouvoir d’Etat. Voilà ce que nous comptons dire au RHDP qui a le devoir de créer les conditions de la réconciliation avec la présence sur le territoire de tous les acteurs importants dont principalement celle du président Laurent Gbagbo qui, de l’avis de nombreux ivoiriens, est le chainon manquant de cette réconciliation ».