Les pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) montent au créneau suite aux propos du commissaire de l'Union africaine, qualifiant leur retrait de la CEDEAO d'inacceptable.

Lors du 65e sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest () à Abuja au Nigeria, le commissaire de l'Union africaine a critiqué le retrait du , du et du Faso de l'organisation régionale. Le haut fonctionnaire a affirmé que l' ne reconnaissait qu'une seule CEDEAO, une déclaration qui a suscité l'indignation des trois pays concernés.

Dans un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) ont dénoncé et condamné avec véhémence ces propos. Ils qualifient cette « prise de position inappropriée, inopportune et contre-productive » d'allant à l'encontre des principes, des règles et de la pratique de l'UA.

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Bamako, Niamey et Ouagadougou réaffirment que leur retrait de la CEDEAO est une décision « souveraine et conforme aux dispositions du Traité révisé de la CEDEAO ». Ils rappellent également les sanctions imposées par la CEDEAO au Mali suite au coup d'État de 2021, sanctions jugées « illégales et inhumaines » par les pays de l'AES.

Tensions AES – UA

Cette nouvelle tension entre l'AES et l'UA met en lumière les divisions persistantes au sein de l'Afrique de l'Ouest. L'avenir de la coopération régionale dans la zone reste incertain, d'autant plus que les pays de l'AES ont récemment créé leur propre confédération.

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