IBK, Gbagbo, Kadhafi… ces chefs d’Etat africains contraints de quitter le pouvoir

En Afrique, des chefs d'Etat ont été contraints de quitter le pouvoir lors des dix dernières années. En voici quelques uns.

Avant le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un coup d'Etat militaire, une série de chefs d'Etat africains ont été contraints de quitter le pouvoir lors des dix dernières années.

  • Mali
    Le 22 mars 2012, au Mali déjà, des militaires renversent le régime d'Amadou Toumani Touré, l'accusant d' »incompétence » dans la lutte contre des groupes islamistes et la rébellion touareg dans le Nord.

Le coup d'Etat précipite la déroute de l'armée, et la région tombe sous la coupe des jihadistes qui ont évincé les rebelles touareg.


  • Le 18 février 2010, Mamadou Tandja est renversé par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l'issue de ses deux quinquennats légaux.

LIRE AUSSI : Covid-19 en Afrique : voici le bilan au 18 août 2020


  • Le 14 janvier 2011, Zine El Abidine Ben fuit pour l'Arabie saoudite, chassé par une révolte populaire, après 23 ans de règne sans partage.


  • Le 11 février 2011, Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, remet ses pouvoirs à l'armée, au 18e jour d'une révolte qui a mobilisé des centaines de milliers de manifestants (près de 850 morts).

Le 3 juillet 2013, l'islamiste Morsi, premier chef d'Etat issu d'un scrutin démocratique, est renversé par l'armée dirigée par Abdel Fattah al-Sissi, après d'immenses manifestations.

LIRE AUSSI : MALI : Chronologie d'une série de Coups d'Etat depuis l'indépendance

  • Côte d'Ivoire
    Le 11 avril 2011, , au pouvoir depuis une élection controversée en 2000, est arrêté après plus de quatre mois de crise (3.000 morts), née de son refus de reconnaître sa défaite à la de novembre 2010 en faveur d'.

  • Libye
    Le 20 octobre 2011, , au pouvoir depuis 1969, est tué dans le dernier assaut contre sa région d'origine, , à l'est de Tripoli.

Il était confronté depuis février à un soulèvement qui s'est transformé en confrontation armée, aboutissant à la chute de Tripoli en août, grâce à l'appui décisif d'une opération internationale.


  • Le 12 avril 2012, un putsch interrompt le processus électoral entre les deux tours de la présidentielle. Le président Raimundo Pereira est déposé.

LIRE AUSSI : Crash : un avion d'Air India se brise en deux à l'aéroport


  • Le 24 mars 2013, dix ans après avoir pris le pouvoir par la force, François Bozizé est chassé par les rebelles de la coalition . Leur chef, , s'autoproclame président. Le sombre dans une crise sécuritaire et politique opposant milices principalement chrétiennes, aux combattants de la Séléka, essentiellement .

Le 10 janvier 2014, Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences, démissionne.

  • Faso
    Le 31 octobre 2014, Blaise Compaoré, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1987, annonce sa démission, au lendemain d'une journée d'émeutes et de manifestations contre un projet de révision constitutionnelle qui lui aurait permis de rester au pouvoir.

Moins d'un an plus tard, le président par intérim Michel Kafando est renversé, mais rétabli dans ses fonctions une semaine plus tard.

  • Gambie
    Le 21 janvier 2017, Yahya Jammeh, porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1994, est battu à la présidentielle mais refuse le résultat. Après six semaines de crise, il part sous la pression militaire et diplomatique des Etats voisins.


  • Le 21 novembre 2017, , lâché par ses soutiens et l'armée après 37 ans de règne, présente sa démission alors que l'Assemblée nationale commençait à débattre de sa destitution. Son ancien vice-président , limogé deux semaines plus tôt, lui succède.


  • Le 14 février 2018, , premier président zoulou d' du Sud au pouvoir depuis mai 2009, démissionne sous la menace d'un vote de destitution et la pression de son parti, l', pressé de tourner la page des scandales de dans lesquels il est cité. lui succède.


  • Le 2 avril 2019, Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans, très affaibli depuis un en 2013, démissionne après un mois d'une contestation inédite contre sa candidature à un cinquième mandat.

Né d'un immense ras-le-bol des Algériens, le « Hirak » (Mouvement) a secoué le pays pendant plus d'un an jusqu'à sa suspension en raison de la pandémie de Covid-19.


  • Le 11 avril 2019, , au pouvoir depuis 30 ans, est destitué par l'armée après quatre mois d'un mouvement de contestation populaire et placé en détention. Un Conseil militaire de transition dirigé par l'armée est mis en place.

Written by Karine Kamatari

Début des obsèques nationales de Marie Rose-Guiraud

Mankono : le Père Amoikon André Joseph en fin de mission