Côte d’Ivoire Fake News : L’imam Aguib Touré pas libéré

Aguib Touré n'a pas été libéré ce samedi 14 juillet 2018
Aguib Touré n'a pas été libéré ce samedi 14 juillet 2018

L’information a vite fait le tour des réseaux sociaux : l’imam libéré. Faux, a répondu le procureur de la République aux vérificateurs de RTI Info.

Aguib Touré n’a pas été libéré. Ce samedi 14 juillet 2018, des milieux proches de ce jeune imam radical ont vite fait de jubiler et de répandre l’information de sa libération de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (). Joint par les vérificateurs de RTI Info, le procureur a démenti la rumeur.

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Celle-ci est née suite à des posts d’inconditionnels de l’imam. Et plusieurs personnes ont partagé la fausse rumeur, sans précaution. Ce vendredi, après près de deux semaines de silence et alors que les rumeurs les plus folles couraient sur le compte de l’imam d’Abobo, le procureur Richard Adou a enfin brisé le silence.

« Notre client a été détenu au secret, et il n’a pas eu le droit de se faire assister par un avocat pendant son interrogatoire à la direction des renseignements généraux »

Il a déclaré que Aguib Touré, de son vrai nom Aguibou Touré, était poursuivi pour « des propos appelant à la haine et à la discrimination tribale et religieuse, ainsi qu’à la discrimination scolaire ont été tenus de façon répétitive et abondamment répétitive.
Lesdits propos également xénophobes contraires à la loi parce qu’incitant à commettre des infractions sont prévus et punis par les articles 169 et 200 du code pénal 3, 6, 8 et 10 de la loi n° 2015 -493 du 07 juillet 2015 portant répression du terrorisme ».

Aguib Touré et la « désobéissance civile »

Suite à la sortie du procureur, les regards sont désormais tournés vers le Conseil supérieur des imams qui s’était fendu d’un communiqué, pour soutenir . De nombreux fidèles comprennent difficilement son silence face à cette affaire. Quant à l’avocat de l’imam, , il a indiqué que les faits reprochés à son client « relèvent plus de l’imagination que de la réalité ».

« Notre client, poursuit-il, a été détenu au secret, et il n’a pas eu le droit de se faire assister par un avocat pendant son interrogatoire à la direction des renseignements généraux ». Alors qu’il était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, la justice a finalement abandonné les faits de « désobéissance civile » qui avaient été annoncés lors de sa deuxième convocation.

Elvire Ahonon

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