Le Syndicat des artistes musiciens (SAMCI) : « Le Burida est la propriété exclusive de Maurice Bandaman »

La secrétaire générale du Syndicat des artistes musiciens de Côte d’Ivoire (SAMCI), Danielle Adziza Logou, plus connue sous son nom d’artiste de , accompagnée de plusieurs artistes, a organisé une conférence de presse ce samedi 3 novembre 2018, à la maison de la presse à Abidjan Plateau. Ils apportent leur soutien à certains de leurs collègues et fustigent le ministre de la culture et de la francophonie Maurice Bandaman, qui selon elle, aurait fait du , sa propriété exclusive.

Il y a quelques mois, nous apprenions sur les réseaux sociaux par notre collègue Pat Saco du groupe Espoir 2000, que le ministre de la culture et de la francophonie Maurice Kouakou Bandama, percevrait 14 000 000 de francs tous les 3 mois à chaque répartition des droits d’auteur. N’ayant pas apprécié les propos de notre collègue, le ministre de la culture et de la francophonie décidait de porter plainte contre ce dernier.

Face à cette situation, et dans l’incapacité de des preuves des accusations qu’il a portées contre le ministre, l’artiste Pat Saco a demandé pardon. Croyant que l’apaisement était de retour, d’autres voix s’élevèrent en la personne de , pour fustiger la mauvaise gestion de la directrice générale du Burida.

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En effet, au terme d’une répartition singulière effectuée par les services du Burida, l’artiste est surpris et étonné de percevoir sur son compte un virement de 34 000 francs comme étant ses droits d’auteurs, alors que nous connaissons que l’artiste ici en Côte d’Ivoire, dans la sous-région, et au plan international est diffusé sur les antennes des chaînes de télévisions et des radios.

On ne peut donc pas comprendre qu’après avoir été abondamment exploité, dans les médias du monde, l’artiste ait à toucher la somme de 34 000 francs. Pour comprendre ce qui se passe dans la maison ds artistes, il crée avec d’autres secrétaires du Burida le (Collectif des artistes pour le changement au Burida).

Le Syndicat des artistes musiciens de Côte d'Ivoire (SAMCI)
Le Syndicat des artistes musiciens de Côte d’Ivoire (SAMCI)

Dans ses investigations, le CAB découvre que la nomination de madame Viera au poste de la direction générale, s’est faite au mépris des textes du registre du Burida. Il a également découvert plusieurs lourdes fautes de gestion : détournement, surfacturation, fausse déclaration aux impôts, marché de gré à gré en dehors de tout appel d’offre, signature unique sur tous les effets financiers, non respect de la feuille de route éditée par l’assemblée générale, organe suprême du Burida.

Au cours de la dernière assemblée générale ordinaire, qui s’est tenu le 28 septembre 2018, celle-ci, après avoir écouté madame Irène Viera sur les malversations qui lui sont reprochées et des aveux de celle-ci sur les faits qui lui sont reprochés, l’assemblée générale a décidé après vote des 107 membres  de l’assemblée présents qui a donné le résultat suivant : 98 voix pour, 05 voix contre, 04 abstentions de la révocation pure et simple de la directrice générale.

Conformément aux textes  qui régissent la Burida, la résolution marquant cette révocation a été remise au conseil d’administration pour application. Contre toute attente, le ministre de la culture et de la francophonie, rejette avec force l’application de la décision de l’assemblée générale, organe suprême du Burida, sous prétexte que qu’il ne revient pas à l’assemblée générale de démettre la direction générale.

Fort de çà, madame dit ne pas bouger d’un iota parce que la résolution de l’assemblée est nulle et de nul effet. Elle est donc encore en poste contre la volonté des sociétaires au moment où nous parlons. Au vu de ce qui précède, le Syndicats des artistes musiciens de Côte d’Ivoire, apporte tout son soutien à l’action du CAB et à tous ceux qui se battent aujourd’hui et qui se battront demain pour que le Burida revienne aux artistes.

Car le Burida est est une société privée et non une société d’Etat. Le Burida ne bénéficie d’aucune subvention de l’Etat. Nous trouvons de toute évidence qu’il n’est pas normal que le ministre ait 4 représentants dans le conseil d’administration du Burida avec voix délibérative. Pour le SAMCI, cette crise est une opportunité pour régler les problèmes de fond.

La question de représentativité du ministre de la culture et de la francophonie au sein du conseil d’administration est un un véritable paradoxe qui a besoin d’être réglé, car au vu des statuts qui régissent notre maison, l’actuel bureau ivoirien des droits d’auteur, n’est autre que la propriété exclusive du ministre de la culture et de la francophonie.

Danielle Adziza Logou

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