Douk Saga, 12 ans après : Il était une fois un « héros national » trop tôt disparu

Douk Saga
Douk Saga

a tiré sa révérence le 12 octobre 2006. Douze ans déjà que le plus illustre des faiseurs de couper – décaler est décédé après avoir marqué l’esprit des mélomanes. , une symphonie inachevée.

Le monde du showbiz n’oubliera pas de sitôt le nom de l’un des dignes fils du continent prématurément disparu : dit Douk Saga. Décédé, à la date du 12 octobre 2006 au Burkina Faso, douze ans après, l’homme reste encore vivant dans la mémoire des jeunes Africains. C’est en 2003, que l’artiste débarque dans l’arène musicale avec un single qui fait un carton plein dans les soirées africaines à Paris. C’est le début d’une grande aventure.

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Stephane Amidou Doukouré dit Douk Saga, le concepteur de la sagacité a créé de toute pièce un rythme urbain. « Je suis venu avec ce rythme pour permettre aux jeunes Ivoiriens de détresser, de s’amuser et d’oublier un peu les soucis causés par la guerre ». avait affirmé « le Président Saga », dès les premières heures de ce rythme dans une interview en 2000. Douk Saga était le porte-flambeau du couper-décaler qui est à l’origine une danse créée par un groupe de jeunes ivoiriens vivant dans l’Hexagone. Une manière bien particulière de se trémousser sur la piste de danse, jeter des liasses de billet sur le Disc-Jockey, ont fait la particularité du mouvement.

Il a vécu à cent à l’heure

Cette manière de faire appelée le ‘’travaillement’’, a pour but de démontrer leur pouvoir financier en pétant le champagne, cigare de marque en mains, le mouvement s’est mué en un rythme musical de tout premier plan. Ce mouvement a été adopté grâce à la volonté de son Président-Fondateur qui voulait en faire une marque déposée à travers le monde. Suite à la crise militaro-politique en Cote d’Ivoire, Douk Saga et ses amis Molare, dit JJK, se lancent à la conquête de l’Afrique et le monde pour vendre le couper-décaler.

Stephane Amidou Doukouré devient un ambassadeur de la Côte d’Ivoire 9 ans après sa mort, le concept carbure au super, rendant ainsi éternel un « héros national », trop tôt disparu à 32 ans. L’histoire retiendra qu’il a eu ‘‘Les reins solides » jusqu’au bout. Et sur ce terrain, si beaucoup continuent de l’imiter, l’objectivité recommande de reconnaître que pour le moment, tous demeurent encore  »les élèves » du Sommet de l’Himalaya qui a vécu à cent à l’heure.

Karina Fofana

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